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Les gens, je suis de retour. Et complètement noyée dans la lessive. Trois semaines de fringues, 2 personnes, tout est sale. On a eu la flemme de faire la lessive, on est des gros crados. En même temps la lessive, ça occupe, parce-que je suis complètement déboussolée. Ma journée habituelle c’est de me lever à midi, et de passer la journée à jouer à la DS devant la télé, ou lire, et chercher du taf sur le net. Hier, malheur, à 3h du matin je pète la forme. Saleté de jetlag. Mais je me plains pas, hein. Faut dire aussi qu’entre l’avion San Francisco-NYC et l’avion NYC-Paris on a dû dormir 24h d’affilée au moins.
Boston, sous la neige
Faire San Francisco après Boston (où on est allés seulement pour voir l’expo Obey) ça fait bizarre. Boston, tempête de neige, un froid incroyable et les pieds mouillés, 7h d’avion et puis la Californie, les petites fleurs dans les arbres, le soleil et les oiseaux qui chantent. En fait oui, finalement c’est grand les Etats-Unis.
Je vous raconte un peu tout en vrac. En fait on a fait à peu près un quartier par jour, alors si je raconte dans l’ordre ça va faire guide de voyage.
Lombard Street, la rue la plus "tortueuse" des Etats-Unis
Pour vous mettre dans l’ambiance, fredonnez-vous ces deux chansons que j’ai eu dans la tête à chaque instant (raaaaah) pendant 15 jours : « L’Amériqueuh, L’Amériqueuh, je veux l’avoir… » et « C’est uneuh maison bleuuuuue, acrochée à la colline… ». Vous êtes contents, hein, maintenant vous allez y penser toute la journée au bureau.
Le gros problème de San Francisco, pour moi, mais ça fait son charme bien sûr, c’est les collines. Ca monte, et puis ça descend, et puis ça monte. Et pas qu’un peu en plus, jusqu’à 30% dans certaines rues. D’autres ont carrément été remplacées par des escaliers. Et pour les voitures il y a la portion de Lombard Street en zigzag, la pente était trop dangereuse. C’est de là aussi que vient le Cable Car, inventé par un ingénieur anglais après qu’il ait vu un « tramway à cheval » dévaler une pente et se fracasser en bas.
Avec tout ce sport, maintenant je suis « dynamique », et je vais chez Monop’ à l’ouverture, sans être essouflée… Pfffff…
Le Vesuvio, café de la Beat Generation
Mis à part les trucs touristiques dont je vous parlerai plus tard, sinon ça va faire long, j’ai adoré l’ambiance. On était toujours détendus, mais alors détenduuuuus… Les gens sont tous adorables, prêts à aider. Beaucoup parle un peu Français, du serveur latino qui nous a dit « so, the lobster, ça déchire ? » au couple gay assis à côté de nous à bronzer au café Flore, à côté de la folle au chat, qui a proposé de nous aider si on cherchait quelque chose.
Le mélange des gens est super drôle. Entre les vieux hippies (des vrais !), les gays « YMCA », les zonards, les latinos, les chinois, la jeunesse riche, la beat generation… Ils ont tous leur quartier mais se mélangent un peu le soir. Pour la jeunesse riche on a rencontré Melissa, avocate. On fumait devant un bar quand elle est arrivée en tenue de sport, après 1 journée à la salle de gym, complètement soule. Bon, ça l’a pas aidée de boire avec nous après.
Une rue de Haight-Ashbury, le quartier hippie
Bonne nouvelle : je comprends ENFIN l’accent Américain sans problèmes.
Bon, je vous raconte plus en détails plus tard… Ce pauvre article n’a ni queue ni tête.
Ce que vous en dites