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Dimanche 13 septembre 2009
Hier c’était le quatrième jour d’affilée où il faisait beau, et chaud (relativement). On en a profité pour retourner à Chester, cette fois pour aller voir le zoo. Pour ceux qui habitent en Angleterre, c’est le zoo qu’on voit dans Zoo Days, sur Five.

Sur la route de la gare, on s’est dit « tiens, ça doit être match à domicile ce soir »… Voilà ce qu’on pouvait voir absolument partout :



On est descendus du train à Bache (comment ça peut bien se prononcer ça encore ?) parce que c’était ce que la dame de la voix enregistrée du train nous a dit de faire. On s’est retrouvés sur le parking d’un supermarché avec aucune idée de la direction à prendre, mais on a fini par trouver, en suivant des filles qui cherchaient la même chose que nous, un tout petit panneau sur un poteau. Le bus c’est gratuit quand on montre son billet de train, et ça, ça met de bonne humeur.

Bonne surprise en arrivant, y’a pas grand monde. Je vais pas trop vous détailler la visite quand même, parce que les comptes-rendus de visites de zoo c’est très chiant à lire.



C’était un peu comme se promener dans la campagne anglaise (ce qui est techniquement vrai en fait), en croisant des zèbres et des rhinos sur la route. Le parc est très aéré, tout vert, plein d’arbres et de coins d’herbe où lézarder. En plein milieu du parc il y avait même un mariage dans une belle maison victorienne, sur fond de cri de lion de mer. C’est pas original ça ?

Dans les trucs sympas, il y avait la serre des papillons, où ça volette partout autour des visiteurs. Et dans le même genre mais plus beurk, la « twilight zone », où on se retrouve dans une pièce sombre, avec des filles qui couinent et des gamins qui pleurent, et des centaines de chauves-souris de taille variée.  Je dois avouer que j’ai bondit quand j’ai senti dans mon oreille le caractéristique changement de pression causé par un truc passant très vite à un centimètre de la dite oreille.



Sinon on a vu un orang outan avec des poils qui trainaient tellement par terre qu’on aurait dit une robe, et puis des tas de bêtes en tout genre, et une petite fille qui s’est accrochée à ma jambe en pensant que j’étais sa mère.

A la fermeture on est allés au centre de Chester, où on est tombés sur un truc de fou : des milliers de gens très très bien habillés qui allaient tous dans la même direction… Et ils avaient tous un badge, mais impossible à lire discrètement. Et puis ils étaient tous dans un état d’ébriété absolument incroyable.  Plus tard dans la soirée on a discuté avec un mec qui jouait de la guitare dans la rue (et qui de son vrai métier est magicien sur un bateau de croisière en Antarctique (!!)), et il nous a dit que tous ces gens étaient aux courses, d’où la tenue très classe.



Et voilà, on est retournés boire de la Samuel Smith au milieu des riches, et puis on a repris le train pour Liverpool…
Par Bibsa
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Dimanche 16 août 2009
Ce weekend, on est allés à Chester, une petite ville à 1h de Liverpool, où sont nés Michael Owen et Daniel Craig  (merci wikipédia). On y est allés en train. C’est marrant parce que le train sert aussi de métro, donc au début t’es dans un tunnel de métro et tu t’arrêtes toutes les 3 minutes, et puis paf t’es dehors et ça devient un train.




Bref, Chester c’est connu pour être très mignon et plein de ruines moyenâgeuses et de maisons à colombages.  Dès la sortie de la gare c’est le dépaysement total par rapport à Liverpool… Pas d’entrepôts géants déserts, ou de rues complètes de maisons murées, fenêtres fermées par des plaques en métal… Au contraire, c’est tout vert, tout mignon, et tout calme.

On est arrivés tard pour cause de flemmingite, donc on s’est juste baladés 2h. Dans le centre ville toutes les maisons sont à colombages, avec -hmm ça va être dur à expliquer- une rue intérieure au dessus du rez-de-chaussée. Vous voyez sur la photo, l’escalier pour monter dans la rue et la balustrade:



Après on est allé au Boot Inn, la raison cachée de notre visite, parce que c’est un pub Samuel Smith. Je dois dire que c’est pas très animé la vie nocturne à Chester. C’était un peu flippant parce qu’un couple de vieux étaient assis en face de nous et nous fixaient, sans se parler.




Trois heures plus tard on a réalisé qu’on allait rater le dernier train si on réagissait pas vite fait, alors on est repartis. Le trajet est passé vite, parce qu’on a débattu sur la suite des paroles de «trois p’tits chats» , après « lait de vache ». Tout ça en se tapant dans les mains, ce qui a du égayer le trajet des autres.




A Chester y’a aussi un énorme zoo, où on compte bien aller, donc je vous en parlerai un de ces jours.

Et hier soir, on devait aller à un barbeuk pour l’anniversaire d’une fille du travail, mais comme ici le temps c’est soleil-30minutes de pluie terrible-soleil, on s’est rabattus sur juste boire. Petite soirée sympa et multiculturelle, où les allemands se mettent à parler en espagnol, et les espagnols en français, mais tout le monde se comprend quand même parce qu’on est tous unis par notre geekitude. C’est bien cool aussi de voir les gens du boulot en dehors du boulot.



Et pour les news, grippe terminée, j’ai pu arrêter de prendre cette saleté de Tamiflu, et je suis maintenant tranquille, comparé à vous héhéhé. J’ai appris hier que comme ils avaient pas de news au boulot (parce que je me suis plantée dans l’adresse mail de mon chef), ils pensaient tous que j’allais jamais revenir… Bizarre…
Par Bibsa
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Mardi 24 mars 2009

[pre-scriptum: toi qui est aussi sur over-blog, est-ce que l'ajout des images par URL bugge aussi pour toi? Je suis obligée de supprimer les photos de mes anciens articles et c'est relou]

 

Oui, bon, je sais, je vais faire fuir des tas de gens avec un thème pareil.

Restez! Ca va parler de drogues, de hippies, de déprime, de gays! Aaaah je racole.

En parlant d’une ville où tant de mouvements sont nés, je me dois de faire un article sur les livres à avoir lus avant d’aller visiter la porte d’or. Et oui, quand je ne suis pas collée à mon PC ou à ma DS, je lis, beaucoup, environ 2 livres par semaine.

 

 

La Beat Generation

Quartier : North Beach

 

Le mouvement s’est développé dans les 50’s avec le Sur la route de Kerouac. Les beats sont déprimés, contre la bonne société américaine, habillés tout de noir, et écrivent des trucs pas drôles.

Le poème emblèmatique c’est Howl de Ginsberg, qui est super dur à lire je trouve.

 

Un extrait en anglais :

« I saw the best minds of my generation destroyed by

madness, starving hysterical naked,

dragging themselves through the negro streets at

dawn looking for an angry fix,

angelheaded hipsters burning for the ancient

heavenly connection to the starry dynamo in the

machinery of night,

who poverty and tatters and hollow-eyed and high

sat up smoking in the supernatural darkness of

cold-water flats floating across the tops of cities

contemplating jazz,

who bared their brains to Heaven under the El”


 


 

Et en français :

«J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,

Se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre,

Initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne,

Qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz,

Qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien »

 

La traduction n’est pas de moi et vaut ce qu’elle vaut (pas terrible à mon avis).

Tous ces gens se retrouvaient au café Vesuvio, voir la photo , et à la librairie City Lights, où ils faisaient des lectures.

 


 


La Love Generation

Quartier : Haight/Ashbury

Ce mouvement de hippies a pour inspiration le LSD, et pour membres de nombreux anciens beats. Vous connaissez Ken Kesey, qui a écrit Vol au dessus d’un nid de coucous, et ben il s’est porté volontaire pour des études cliniques, et s’est retrouvé bourré de LSD (ça explique beaucoup de choses, hein). Il a ensuite réuni les Merry Pranksters, dont Allen Ginsberg.  

Dans leur bus psyché, ils partent vers l’Est en proposant de l’acide (alors légal) à qui veut («  can you survive the Acid Test ? »), ce qui est raconté par Tom Wolfe dans Acid Test. Le but était de voir comment la société américaine allait réagir à la « spontanéité du LSD ».Un peu dur à lire le bouquin, car écrit en partie sous l’emprise de la substance. Mais on y croise plein de gens, dont les Beatles.


Le bus

Les Pranksters rencontrent ensuite Timothy Leary, qui prône la thérapie par les hallucinogènes, notamment en en donnant à des prisonniers, et a fondé une secte sur le même thème.

Côté musique, les Grateful Dead sont financés à leurs débuts par Owsley Stanley, qui tient son argent de son « usine à LSD » dans son sous-sol.


 

Armistead Maupin

quartier: Russian Hill (?)

Bon, je sais pas où le mettre. La plupart des gens le classent dans la Beat Generation.


Ouvertement gay, Maupin est connu pour Les chroniques de San Francisco, qu’il a écrites en épisodes dans le San Francisco Chronicles.  L’histoire est celle de Mary-Ann Singleton, qui sort de son trou dans l’Ohio pour venir habiter à San Francisco. Elle trouve une chambre au 28 Barbary Lane, chez Anna Madrigal, une excentrique qui fait pousser de l’herbe, et sympathise avec les autres locataires, comme Mona la hippie bisexuelle ou Michael le gay sympa.

Barbary Lane n’existe pas mais serait inspirée soit de Macondray Lane, soit de Napier Lane, où je suis allée.

Napier Lane, si, si, c'est une rue, y'a des maisons à droite

Par Bibsa
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Samedi 21 mars 2009

Pendant 3 semaines, je m’en suis mis plein la panse. Ma panse d’ailleurs n’a pas trop aimé, et j’ai encore mal à l’estomac à chaque fois que je mets un truc dedans. Mais ça devrait aller mieux, j’ai acheté des légumes, enfin UN poireau, mais on se refait pas, hein.

Bref, tout ce qu’on a ingurgité se divise en plusieurs catégories : (ça va être long, on a fait que manger)

-Les burgers

Ben oui, obligé.

Déjà, les pas bons (pour la santé) : on a mangé 2, 3 fois chez MacDo, parce-qu’il y en a toujours un pas loin de l’hôtel pour les soirs d’épuisement total, et que c’est pas cher (on a fini le séjour avec nos deux cartes bleues bloquées). Mine de rien ils sont meilleurs qu’en France. J’ai bien aimé le Deluxe, avec dedans un steak qui ressemble à de la vraie viande, et de la salade qui a une bonne tête (merci respectivement aux hormones et aux OGM).

Le meilleur hamburger que j’ai jamais mangé, et le premier de ce voyage (on s’y est traînés après l’avion après avoir lu des avis sur le net) vient de chez Schnipper’s (620 8th Av, NYC). De la viande au bon gout grillé, des pitits oignons frits, du fromage… Tout ça avec des onion rings. Miam ! Par contre l’ambiance « cantine géante » est pas top : tout est blanc avec des néons à fond (dur après 8h d’avion), et on mange dans des boîtes. C’est tellement grand qu’on a un bipper qui sonne quand c’est prêt et qu’on peut aller chercher la bouffe.


Le "Schipper's Classic"


Pas mal aussi les burgers de Polker’s (2226 Polk Street, SF). Là-bas la déco est sympa, mais comme à la table d’à côté un rougeaud soul recrachait-vomissait tout ce qu’il mettait dans sa bouche, on a décidé d’emporter finalement. On a aussi testé Burger Joint (5 différents à SF), pas mal du tout.

Moi je gaspille, je jette les frites. Parce qu’ils laissent la peau (berk !), que j’ai plus faim après avoir mangé une demie vache, et que je vais pas demander un doggy bag pour des frites.

 

- La seafood

La bouffe de la mer. J’ai commencé doucement par un fish sandwich (poisson pané dans du « pain ») dans un bar de la Cannery, ancienne usine de boîte de conserves sur le front de mer de San Francisco.

On s’est ensuite fait plaisir en allant chez Pesce, souvent classé dans les cinq meilleurs restos de seafood de San Francisco, et qui se trouvait en plus à 20 mètres de l’hotel. On a partagé des linguinis au crabe (hmm), et des spaghettis au homard (hmmmmmmm). Les spaghettis au homard c’est pas la sauce qui est au homard, c’est des spaghettis avec un demi-homard dessus. Tout ça pour 16$ le plat (12€). J’ai jamais aussi bien mangé de ma vie je crois. C’est la première fois que je goutais du homard, et je serais bien revenue le lendemain. Le dessert « boudino » est le meilleur que j’ai jamais mangé, et même senti. Une sorte de pain perdu à la vraie vanille à se damner.


Lobster spaghetti


Quelques jour plus tard on est allés au resto d’à côté dont j’ai oublié le nom, commander cette fois un homard entier chacun, c’était par contre plus cher et moins bon.

Comme c’est la saison, j’ai aussi mangé du crabe, sous forme de Crab Cake Sandwich chez Boudin. Ne riez pas, il est connu Boudin !

C’est Isidore Boudin qui a construit une boulangerie à San Francisco en 1849. Il a commencé à faire du pain Français avec des levures élevées dans le coin, qui donnent un goût aigre au pain, à cause du climat humide et brumeux. De là est né le sourdough, dont les locaux sont fiers. Bon j’aime pas trop. C’est le goût aigre que j’aime pas en plus, celui qu’on a des fois les jours de pluie chez le boulanger local, en plus fort.


Boudin Bakery


Par contre manger à la boulangerie c’est sympa, tout est vitré pour qu’on voie travailler les employés, et le pain voyage du four au resto dans des paniers qui circulent au plafond.

Bref le crabe. Délicieux. Et puis mon sandwich crabcake, avocat, salade, m’a donné l’impression de manger sain. Et les frites de mon chéri, toutes mini comme des fritelles, étaient délicieuses.

 

- Le petit-déj

Là on a fait fort. D’habitude on ne mange pas, ni l’un ni l’autre, le matin, un café et c’est tout. Là, sur les conseils pressants de plusieurs habitants, on s’est rendus dans le Tenderloin, le quartier qui craint de San Francisco (mais bon, on a rien vu, on est juste allés manger) pour aller chez Dottie’s (522 Jones St). Là-bas le brunch est une institution.

Tenez vous bien, voici le contenu de mon petit-déj :

-café à volonté

-2 toasts (épaisseur 1,5cm) de pain au lait et à la ciboulette

- œufs brouillés (4 à vue de nez), avec saumon fumé, câpres, tomates, poivrons,  fromage frais

- patates sautées (genre 300g)

Mon chéri a eu la même chose avec à la place des œufs brouillés une omelette au fromage de chèvre et au cheddar.

J’ai mangé la moitié, c’était diablement bon, et puis j’ai pris le reste dans une boîte pour le soir. Par contre j’ai failli m’évanouir en attendant le bus.


P'tit déj gargantuesque chez Dottie's


 

- Les douceurs

On a pas souvent mangé de dessert, petits estomacs européens oblige. Mais je me dois de vous montrer le cheesecake de la Cheesecake Factory (8e étage de Macy’s, San Francisco). Un bon shoot de sucre sur une terrasse avec vue sur la ville, que demande le peuple. Tout fait envie sur la carte (à l’Oréo, au caramel, au beurre de cacahuètes, à la fraise, au miel…) mais on s’est décidés pour banane et choco-coco, arrosés d’une bonne dose de chantilly.

Là encore on a passé le reste de la journée à moitié malades.


Banana Cheesecake à la Cheesecake Factory


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A part ça encore de la junk food, dont d’innombrables tranches de pizza, parce que c’était bon, pas cher, et à côté de l’hôtel, des Tic-Tac à la cannelle…

 

Et pour finir, si vous voyagez un jour avec American Airlines, prévoyez à manger ! On a eu une portion riquiqui et immonde… Sur les vols intérieurs y’a même pas de bouffe, mais au moins les cacahuètes sont gratuites.

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PS pour Marion : chez United Airlines on peut écouter les conversations entre la cabine, la tour, et les autres avions, trop fun ! C’est là que je me suis rendue compte qu’un atterrissage en fait c’est long à prévoir.

Tu fais ça toi ? Répéter « 11785 zoulou, maintain, maintain ! » « 11785 zoulou turn left » pendant des heures ?

Y’a même pas eu de stewart de notre connaissance, pff !

Par Bibsa
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Vendredi 20 mars 2009

On se refait pas, je suis une geek. On a donc bravé le froid Bostonien pour nous rendre au musée du MIT (Massachusetts Institute of Technology), repère de certains des êtres les plus intelligents de la planète.

La visite commence bien : je sais pas si c’est de nous voir frigorifiés, ou parce qu’on arrive une fois après la fermeture, mais le vieux à l’entrée, après avoir essayé en vain de nous faire dire qu’on était encore étudiants, nous a fait entrer pour le prix d’un tarif djeun (soit 6$).


Thinking Chair


On commence par l’étage « robots », où on se dit tout de suite que ouah quand même, ils sont vachement intelligents ici. En vrac des tas de mains robotisées, des robots qui marchent – ou sautillent – tout seuls sans tomber… Parmi tout ça des trucs connus, comme le module de commande d’Apollo.

Ensuite on arrive à la partie hologrammes. Le MIT a la plus grande collection du monde (environ 15000), mais on n’en voit qu’une dizaine. Ils sont franchement incroyables et on se prend au jeu de passer sa main dedans comme des débiles pour voir si c’est pas des sculptures en plastique, en vrai. J’ai eu un gros coup de flip en avançant vers un tableau tout noir pour en voir sortir un geek qui me fixe.


Raaaaah!


Viennent ensuite les machines de savants fous, bizarrement poétiques, comme « Thinking chair », la petite chaise jaune qui marche pied par pied sur un rocher, ou les bouts de ferrailles entremêlés sans cohérence visible.

En dernier on traverse les salles qui contiennent de vieux appareils photos et caméras, ainsi qu’une explication de l’ADN tout en Legos.

Dans l’entrée, un dernier hologramme grandeur nature de Bob Marley nous impressionne une dernière fois.




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A San Francisco aussi, il y a un palais du geek. Beaucoup moins prestigieux bien sûr, puisqu’il est destiné au grand public. Il s’agit de l’Exploratorium, qui se trouve derrière le joli Palace of Fine Arts. Le palais en fait, quand on regarde de près, est en béton. Aaaah les Etats-Unis…

L’Exploratorium est un immense hangard qui contient plus de 1000 expériences à faire soi-même et trucs à tripatouiller. Le ton est donné dès l’entrée, c’est le jour de la Parade en l’honneur de Pi.

Des tas de thèmes sont abordés, le plus intéressant étant les effets d’optique. On peut faire disparaître son chéri en agitant la main pour ne laisser que son sourire, comme un Cheshire Cat. On avait déjà fait beaucoup des expériences ailleurs, comme au Palais de la Découverte, par exemple tout ce qui explique le son, le magnétisme…


Là je me détends dans un monde tout jaune (2 minutes, après j'ai été claustro)


On y a quand même passé 3h, mais on n’avait que ça à faire, vu que notre avion décollait à 22h (pfff). J’ai finalement craqué : un samedi, jour des enfants, on se serait crus dans une cour de maternelle à l’heure de la récré, tout simplement insupportable.

Par Bibsa
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Jeudi 19 mars 2009

Les gens, je suis de retour. Et complètement noyée dans la lessive. Trois semaines de fringues, 2 personnes, tout est sale. On a eu la flemme de faire la lessive, on est des gros crados. En même temps la lessive, ça occupe, parce-que je suis complètement déboussolée. Ma journée habituelle c’est de me lever à midi, et de passer la journée à jouer à la DS devant la télé, ou lire, et chercher du taf sur le net. Hier, malheur, à 3h du matin je pète la forme. Saleté de jetlag. Mais je me plains pas, hein. Faut dire aussi qu’entre l’avion San Francisco-NYC et l’avion NYC-Paris on a dû dormir 24h d’affilée au moins.


Boston, sous la neige


Faire San Francisco après Boston (où on est allés seulement pour voir l’expo Obey) ça fait bizarre. Boston, tempête de neige, un froid incroyable et les pieds mouillés, 7h d’avion et puis la Californie, les petites fleurs dans les arbres, le soleil et les oiseaux qui chantent. En fait oui, finalement c’est grand les Etats-Unis.

Je vous raconte un peu tout en vrac. En fait on a fait à peu près un quartier par jour, alors si je raconte dans l’ordre ça va faire guide de voyage.


Lombard Street, la rue la plus "tortueuse" des Etats-Unis


Pour vous mettre dans l’ambiance, fredonnez-vous ces deux chansons que j’ai eu dans la tête à chaque instant (raaaaah) pendant 15 jours : « L’Amériqueuh, L’Amériqueuh, je veux l’avoir… » et « C’est uneuh maison bleuuuuue, acrochée à la colline… ». Vous êtes contents, hein, maintenant vous allez y penser toute la journée au bureau.

Le gros problème de San Francisco, pour moi, mais ça fait son charme bien sûr, c’est les collines. Ca monte, et puis ça descend, et puis ça monte. Et pas qu’un peu en plus, jusqu’à  30% dans certaines rues. D’autres ont carrément été remplacées par des escaliers. Et pour les voitures il y a la portion de Lombard Street en zigzag, la pente était trop dangereuse. C’est de là aussi que vient le Cable Car, inventé par un ingénieur anglais après qu’il ait vu un « tramway à cheval » dévaler une pente et se fracasser en bas.

Avec tout ce sport, maintenant je suis « dynamique », et je vais chez Monop’ à l’ouverture, sans être essouflée… Pfffff…


Le Vesuvio, café de la Beat Generation


Mis à part les trucs touristiques dont je vous parlerai plus tard, sinon ça va faire long, j’ai adoré l’ambiance. On était toujours détendus, mais alors détenduuuuus… Les gens sont tous adorables, prêts à aider. Beaucoup parle un peu Français, du serveur latino qui nous a dit « so, the lobster, ça déchire ? » au couple gay assis à côté de nous à bronzer au café Flore, à côté de la folle au chat, qui a proposé de nous aider si on cherchait quelque chose.


Le mélange des gens est super drôle. Entre les vieux hippies (des vrais !), les gays « YMCA », les zonards, les latinos, les chinois, la jeunesse riche, la beat generation… Ils ont tous leur quartier mais se mélangent un peu le soir. Pour la jeunesse riche on a rencontré Melissa, avocate. On fumait devant un bar quand elle est arrivée en tenue de sport, après 1 journée à la salle de gym, complètement soule. Bon, ça l’a pas aidée de boire avec nous après.


Une rue de Haight-Ashbury, le quartier hippie


Bonne nouvelle : je comprends ENFIN l’accent Américain sans problèmes.


Bon, je vous raconte plus en détails plus tard… Ce pauvre article n’a ni queue ni tête.

Par Bibsa
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Vendredi 6 mars 2009

Hier, une journée digne d'un film.


Levés tard, on part en cable car pour le bord de mer. Le cable car c'est comme un tram, sauf qu'il est tracté par des cables en mouvement sous les routes. La première vision du Golden Gate Bridge depuis qu'on est arrivés à San Francisco m'a fait tout drôle.


Arrivés là-bas, dans le quartier des pêcheurs, qui est aussi celui des touristes, on s'est dirigés à l'odeur vers le Pier 39 (ponton),  là où les lions de mer font bronzette, tels des gros tas de gras à moustache. Seule activité de la journée: se gratter, et ramper de l'autre côté du ponton parce qu'à force de se tasser tous du même côté, on risquerait de se mouiller.




On a résisté à l'envie de s'ajouter au tas de mammifères marins pour aller prendre le ferry, direction Alcatraz!

Dans mon guide, qui date déjà de 5 ans, ils disaient de se méfier du "bushman", un taré qui surgit de derrière les buissons pour faire peur aux touristes. On en parlait 10 minutes avant, en se disant qu'on était tranquilles vu l'absence de buissons, quand "raaaaaaaaaaa", un mec caché derrière des branchages qu'il tient nous hurle dessus. J'ai frisé la crise cardiaque.


La vue du ferry est tout simplement incroyable. D'un côté San Francisco et ses collines, le Golden Gate Bridge, de l'autre The Rock, une île qu'on a vu si souvent à la télé qu'on hallucine de la voir en vrai. Même en plein soleil, et littéralement couverte de cormorans (c'est la saison de la nidification), l'île a un côté oppressant assez inexplicable.




On fait la visite avec un audiotour bien fait: l'histoire de la prison et des anecdotes sont racontées par des anciens détenus et gardiens (ça n'a fermé qu'en 1963). Même la version française est bien, les doubleurs parlent comme des taulards.



On a pris la visite de nuit, histoire de se donner des frissons. Alcatraz c'est la prison où on envoie les gens qui se comportent mal dans les autres prisons, ou qui risquent trop de s'échapper. Parmi eux Al Capone bien sûr, qui en fait avait la neurosyphilis, et a passé son temps dans l'aile hôpital.


Les cellules riquiqui sont bien austères. Surtout que pendant les 3 premières années on a même pas le droit de parler. On sort 3 fois par jour pour manger, et 2 fois par semaine pour se doucher, et c'est tout. Par contre on mange à volonté, et bien apparemment, et on a 3 paquets de cigarettes par semaine.



On voit le restes de tentatives d'évasion, comme des conduit d'aération agrandis à la cuiller. On voit aussi les apparts des gardiens, qui vivaient avec femme et enfants sur l'île. Funky comme jeunesse.


Trajet retour en ferry: vue hallucinante sur la ville illuminée. Pour nous remettre de nos émotions on est allées boire un Irish Coffee au Buena Vista Cafe (qui a introduit le Irish Coffee aux Etats-Unis). Je l'ai trouvé trop fort, mais bon. Ca faisait très classe servi dans des verres à pied.



Dans le quartier se trouve aussi la boulangerie Isidore Boudin, créée évidement par le français du même nom, et qui produit du Sourdough, sorte de pain français mais plus aigre, à cause de la levure qui soit-disant ne survivrait que dans le climat frais et brumeux du coin.

La spécialité locale, qu'on va pas gouter parce qu'on aime pas ça, c'est la clam chowder, soupe de palourde: une soupe avec des palourdes qui flottent, servie dans un pain sourdough rond.




Sinon on y retournera: c'est la saison du crabe!

Par Bibsa
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Lundi 2 mars 2009
Ah y est,après 3 jours à NYC, nous voilà à Boston. Ici, comment dire, il fait un peu frisquet.



Tempête de neige... Toutes les écoles sont fermées, les avions ne décollent plus, les gens ne vont pas a travail. Et ceux qui y vont roulent bêtement sans chaines, alors c'est pas très efficace.
J'ai déjà vidé ma réserve de chaussettes à en mettre 2 paires d'un coup.

Du coup, pendant que mon chéri brave le froid pour faire des photos de street art, je profite de l'hotel et de son wifi gratuit. J'ai quand même un peu de mal à digérer mon croissant-omelette-tomates-fromage (il est 10h du matin ici). Je ferai moins original comme petit déj la prochaine fois.

Je vais me rattraper ce soir (attention, ça va être énervant) en mangeant du homard. Faut bien profiter des spécialités de la maison.

Priez pour que la tempête se calme, on doit décoller demain soir pour San Francisco...
Par Bibsa
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Vendredi 20 février 2009
Je ne vais plus donner de news avant fin mars, mais revenir ensuite avec plein de trucs à raconter... Parce que je vais là:



On y reste 12 jours, avec mon chéri, donc on veut tout voir... Et rien que de penser à ce qui m'attend je suis super impatiente:
Alcatraz, le quartier psychédélique, China Town, les cable cars, le Golden Gate, la vue du haut des collines, les lions de mer qui "bronzent" sur l'embarcadère, le Pacifique, le soleil...


En plus de ça on passe 2, 3 jours à New York à l'aller et au retour, et 2 jours à Boston. Je compte bien prendre des notes et vous raconter mes découvertes, et ça risque d'être insolite!

Et pour l'occasion, j'ai acheté ça:



Mon chéri trouve ça bobo mais je trouve ça trop cool. En gros c'est un carnet avec des page blanches (comme un carnet quoi) mais avec aussi les cartes de la ville et des transports, des onglets où tu mets ce que tu veux (restos, magasins...), des feuilles en plastique pour mettre les trucs que tu ramasses... Un super journal de voyage!

Petit bémol, j'ai un rhume de ouf, et on part jeudi... Ca va être dur l'avion...
Par Bibsa
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Mardi 3 juin 2008
Ce weekend, on a fait un petit tour à Oxford.
Pour y aller c'est super: y'a des cars toutes les quarts d'heure à départ de Londres, et pour l'astronomique somme de 15£ aller-retour on arrive en plein centre de Oxford en 80 minutes.
A
l'hôtel, coup de flip: ils ont pas notre réservation dans le système. Mais c'est pas grave, il ont une chambre dispo. La réceptioniste nous dit "there is a slight improvement in the room" (il y a une amélioration riquiqui de la chambre).
En effet...

Nous voici donc dans la suite Lincoln. Le lit est King Size, et la salle de bain est plus grande que ma chambre ici...


Je vous accorde que la déco laisse un peu à désirer, mais pour une nuit c'est pas mal, ça met dans l'esprit d'Oxford: vieux et riche.

Après avoir posé nos sacs et réussi à ne pas passer l'aprèm dans la chambre, on est partis à la recherche de
Christ Church, le college le plus connu et lieu de tournage d'Harry Potter.

La grande salle dans Harry Potter c'est la vraie cantine, qui sent l'odeur universelle des cantines, "hachis parmentier stérilisé". Evidement il n'y a pas 36 rangées de tables comme dans les films, mais juste trois. Et l'estrade pour les profs au bout. Ca doit être étrange quand t'es étudiant et que tu penses au touristes qui font le tour des tables l'aprèm, en matant ta fourchette.


On a vite fait le tour de la ville, c'est pas grand. Il y a surtout des colleges partout. A chaque fois c'est pareil: un bâtiment gothique, on passe sous le porche et on se retrouve dans une cour intérieure avec une pelouse verte que seul le climat anglais autorise, et coupée au milimètre près. Comme dans Astérix quand il va en Angleterre et qu'il croise un autochtone qui taille sa pelouse aux ciseaux. J'avais jamais vu des pelouses d'un vert pareil.
En un weekend on a eu notre compte de pelouses, gargouilles, sculptures, églises, et bâtiments gothiques.
Je ne vous bassine pas avec ça, y'a des sites de tourisme si ça vous dit. Bien sûr si vous comptez aller à Oxford vous pouvez me poser des questions.

Pour se remettre, on est allés au pub, et on est tombés presque par hasard (en entrant dans une ruelle toute pourrie et minuscule) sur un des pubs les plus connus, et certainement le mieux caché de la ville: la
Turf Tavern. (slogan: an education in intoxication)

Ca change des pubs habituels: en arrivant au bout de la ruelle déjà on a pas le choix, c'est entrer au pub ou faire demi-tour (bien joué!). Devant nous se trouve un tout petit bâtiment en longueur, le bar est si petit que les serveurs ont du mal à se croiser. A gauche du bâtiment une terrasse, et à droite une autre terrasse, très jolie. Un des murs qui l'entoure est le seul bout d'ancien rempart de la ville qui reste, beaucoup de verdure, des arbres immenses tout autour. Ajoutez à ça que c'est pas cher (sûrement pour Oxford mais beaucoup moins qu'à Londres) et que la bouffe est délicieuse, et c'est le bonheur.
"C'est un fait reconnu que c'est dans ce pub que Bill Clinton, dans les années 60, n'a "pas inhalé en fumant des substances illégales" (ce qu'il fait chez lui avec des cigares ne regarde que lui)"

Après être allé mangés à la
Quod Brasserie, pour pas cher (aaaah la province!), on est rentrés épuisés, et on a fait un tour digestif du quartier de l'hôtel, comme les petits vieux.

Le lendemain, plutôt morts, on a traîné dans la ville. Mais les colleges, à force, on s'en lasse. on est rentrés au milieu de l'aprèm à la capitale pour retrouver ma petite chambre dans le petit appart crado rempli de cons.

Ah oui, le titre c'est parce que Lewis Caroll a étudié/enseigné (pas bien sûre, la flemme de vérifier) à Oxford. Y'a même ses persos dans un vitrail de la cantine.

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Sinon hier je suis allée chez le coiffeur, morte de trouille parce que le vocabulaire coiffure j'y connais rien. La coiffeuse, qui devait avoir mon âge est incroyablement sympa, tellement que j'ai acheté le shampoing cher. Si vous êtes desespérement à la recherche d'un coiffeur à moins de 18972924£ la coupe à Londres, essayez Eclipse sur Camden High Street.

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Sur ce, je vous laisse, je vais chercher ma soeur à la gare Saint Pancras Internachaunaul ce midi...

Par Bibsa
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