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Alors voilà, je ne suis pas seulement une geek des jeux, je suis aussi une nerd des livres... J'en lis, ohh deux ou trois par semaine... Et, en ce moment, je suis dans ma phase "lis tout ce que tu trouves sur l'Angleterre". Je ne sais pas pourquoi, ça m'a pris comme ça paf (peut-être aussi parce-qu'ils mettent les livres British bien en avant chez Waterstone's).
Et pourquoi pas vous faire partager mes découvertes ? Pour vous donner des idées ? Hein ? Hein ? J'ai même fait des p'tites catégories... Ah oui par contre peut-être que certains n'ont pas de traduction française, mais je vous laisse chercher...
Je mettrais à jour au fur et à mesure, viendez jeter un coup d'œil de temps en temps !



Ça se passe en Angleterre, il y a un bail
-The Pillars of the Earth et World Without End de Ken Follett (Amazon et Amazon)
http://ecx.images-amazon.com/images/I/51LrfeZhCLL._SL500_AA240_.jpgAttention, pavé ! Et même deux pavés.
L'histoire suit la construction d'une cathédrale, depuis le 12e siècle.
Les personnages sont très attachants, du prieur qui veut à tout prix sa cathédrale sans payer trop cher, au maître-maçon qui la construit...
Bon c'est la guerre, c'est la famine, tout le monde tombe malade...
Absolument passionant !
Dans le second livre on reprend l'histoire au même endroit mais deux siècles plus tard, au temps de...la peste, youpi !
Je ne peux pas vous donner la première phrase, parce que c'est môman qui a  le livre... Alors je vous colle un bout du quatrième de couverture:

Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. [...]

Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien: promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.

 



-La série des Shardlake de C.J. Samson

(Dissolution, Dark Fire, Sovereign, Revelation)

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51QTb5MaHKL._SL500_AA240_.jpgTotalement prenant. Une critique dit "ne commencez pas ce livre si vous avez un truc à faire, il faudra littéralement vous l'arracher des mains. Je suis totalement d'accord.


Matthew Shardlake est plus ou moins avocat, pendant le règne d'Henry VIII, et travaille pour Cromwell, qui a décidé de se débarasser de tous les monastères. Matthew est envoyé à celui de Scarnsea, enquêter sur un meurtre horrible.

Très très prenant je vous disais, les descriptions sont vivantes, et on s'attache à Shardlake le bossu, balloté ici et là par les gens au pouvoir.


Tout au long de la série on est plongé au coeur du Londres historique, du confort de la Cour au tristement célèbre Bedlam, l'"hôpital psychiatrique" de l'époque. Shardlake rencontre le roi, assiste à la mort de ses femmes, se retrouve soumis à la torture à la Tour de Londres, sympathise avec des moines, des prostituées, des avocats, un docteur Maure et un sympathique assistant qui s'appelle pareil que le président des Etats-Unis. Des meurtres toujours plus horribles, et le vice de la société contribuent à un magnifique suspens. Les Shardlake, on les lâche plus. On va faire pipi avec. On prend son bain avec. On touille la sauce d'une main avec le livre dans l'autre, on ne dort plus et on abandonne toute vie sociale.


C'est le genre de série qui fait penser "ouiiiiiin je veux un tome 5" quand on la finit.

A lire absolument, j'aime, j'aime, j'aime !

 

Premières phrases :

I was down in Surrey, on business for Lord Cromwell's office, when the summons came. The lands of a dissolved monastery had been awarded to a Member of Parliament whose support he needed, and the title deeds to some woodlands had disappeared.

 

 

- The suspiscions of Mr. Whicher: or the murder at Road Hill House de Kate Summerscale

(Amazon)

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51shGBvDveL._SL500_AA240_.jpgLes critiques et les écrivains célèbres sont unanimes, ceci est un chef-d'oeuvre... Mouais... Et ben j'ai pas du tout, du tout, aimé.

Tout part de la bonne intention de raconter l'histoire d'un vrai meurtre, des tonnes et des tonnes de recherches à l'appui. Le problème c'est qu'on est du coup noyé dans des tonnes et des tonnes de détails. Quand on nous décrit la pièce où dormait le petit assasiné, on a droit aux matériaux qui a servi à fabriquer l'armoire, à toutes les personnes qui y sont un jour entrées, à la distance au centimètre près entre la porte et le berceau, le berceau et la fenêtre... Un dessin suffisait, damn!

J'ai laissé tomber après la première partie, qui est la decription du crime. Un chef-d'oeuvre de description, on ne peut pas faire plus descriptif. La seconde partie a rapport au procès me semble-t'il, mais jamais je ne la lirai...

 

 

Le début:

In the early hours of Friday, 29 June 1860 Samuel and Mary Kent were asleep on the first floor of their detached three-storey Georgian house above the village of Road, five miles from Trowbridge. They lay in a four-poster bed carved from Spanish mahogany in a bedroom decked out with crimson damask.

 

 

 

- The time traveller's guide to medieval England, a handbook for visitors to the fourteenth century de Ian Mortimer (Amazon)

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41wTqI4y%2BoL._SL500_AA240_.jpgHé bé, quel titre. Il dit tout le titre. Déjà, que vous allez avoir du mal à trouver le livre, parce qu'il est des fois au rayon histoire, des fois au rayon voyages, et des fois au rayon romans.

J'ai trouvé cette approche passionnante. Mortimer s'intéresse à "l'histoire virtuelle", qui est voir l'histoire comme des évenements en cours, comme si ces gens étaient encore vivants, et pas comme un passé inchangeable.

Comme dans un véritable guide de voyage il nous dit tout ce qu'il nous faudrait savoir, si on arrivait à voyager dans le temps. Qu'est-ce au'on peut s'attendre à manger ? Qu'est-ce qu'on a le droit de porter, et comment être à la mode? Qui aller voir si on est malade, un herboriste, un moine? Ou loger? Comment savoir si cette grosseur c'est la peste? Comment dragouiller le local?

Bref, j'ai appris des tas de choses, la principale étant que, la médecine de l'Angleterre médiévale n'étant pas à la piètre hauteur de la NHS, je n'irai pas. Mis à part la maladie, on peut se faire tuer tout le temps, et être riche n'est pas super non plus, vu que ça apporte un lot incroyable de devoirs.

 

Une phrase du chapitre santé:

An alternative is to go to hospital. If you are admitted your clothes will be taken from you and you will be put to bed with one or two other people in a well-lit hall. [...] The physician serving in a  small town or a hospital is unlikely to be a university man. Most rely on brief manuals which direct the course of the diagnostic process. These include details of planets' movements and eclipses of the sun and moon.



Ça se passe en Angleterre, mais dans le futur ou un monde parallèle

- Pastworld de Ian Beck (Amazon)
http://ecx.images-amazon.com/images/I/510dkR37M1L._SL500_AA240_.jpgMoi, si je pouvais visiter l'Angleterre Victorienne, j'irai, armée d'une bonne dose d'antibios, de tous mes vaccins et de quelques gardes du corps, mais ça me dit bien de voir de mes yeux ce que je découvre dans les livres.
Bref, nous sommes dans le futur, pas si lointain, et Londres a été transformée en parc d'attraction : la ville a été entièrement recrée comme elle était à l'époque Victorienne, les derniers bâtiments sont en cours de démolition, et les touristes arrivent en masse, équipés de vêtements et accessoires d'époque, pour s'imprégner de l'atmosphère. Même le temps et le terrible brouillard sont recréés sous la sphère qui abrite la ville.
Toutes les règles de l'époque s'appliquent : pas de médocs, pendaison pour un rien, etc.
Eva est née dans le parc, et ne sait pas que le "monde réel" existe autour.
Caleb et son père viennent de dehors, pour la première fois pour Caleb, et pas du tout pour son père...

Voilà, je n'en dirais pas plus, à part que j'ai beaucoup aimé. Ca m'a donné envie de visiter le parc, c'est pour dire. Par contre ça part un peu en sucette vers les 2/3, mais bon, c'est dur de tenir un bon scénario...

Première phrase (enfin trois parce que c'est des petites phrases):
It was the cold hour before dawn. The streets of Pastworld City were laid out below the Buckland Corporation passenger airship like a map. At first little, if any, detail was visible through the early morning gloom and fog.


- Swiftly
de Adam Roberts (Amazon)
http://ecx.images-amazon.com/images/I/51FK%2B0RiO8L._SL500_AA240_.jpg
Ah mais dites donc, une fois que Gulliver il retourne en Angleterre, ils deviennent quoi les géants et les lilliputiens ?
Et ben on les a ramenés. Ben oui, les géants, dans l'armée, c'est grave pratique. Et les lilliputiens, pour faire du nano-travail genre couture, c'est super !
Alors donc, en 1848, Abraham Bates travaille pour la couronne, mais aimerait bien en même temps libérer les p'tits de l'esclavage. En plus de ça il est amoureux d'une femme mariée, dont le mari est justement trafiquant de petits esclaves...
Et puis, tiens, si on envahissait la France ? Ben oui, on a des géants pour traverser la Manche en deux pas !

J'ai bien rigolé, et les détails sont très recherchés, comme ce qu'on voit depuis la poche d'un géant, comment on entend la voix d'un liliputien, etc. Oublions la morale qui, évidemment est "respectons les gens différents", et voilà un livre qu'il est bien !!

Première phrase :
Swiftly, expertly, the tiny hand worked, ticked up and down, moved over the face of the miniature pallet. [...] [The worker] (for Bates could not see whether it was a he or a she) had on spectacles that shone like dewdrops in the light.



Ça vous apprend des tas de trucs indispensables

-An utterly impartial history of Britain de John O'Farrell (Amazon)
http://ecx.images-amazon.com/images/I/5170cCK2fxL._SL500_AA240_.jpgPeut-être un poil ambitieux, l'auteur veut nous raconter 2000 ans d'histoire Britannique sous forme drôle, comme le suggère le sous-titre "or 2000 years of upper class idiots in charge".
Le truc un peu raté à mon avis, c'est l'humour. Il a la blagounette facile John, le jeu de mot un peu niais. Assez souvent je me suis dit "pfff trop facile, et il a dû réfléchir des heures pour nous sortir ça".
Bon par contre, on apprend plein de trucs. Pas forcément sur l'Histoire en elle-même, mais plein de petites anecdotes répondent à des questions qu'on se posait pas avant, ce qui est pour moi un gros bon point.

La première phrase, qui vous montre le genre d'humour :
There must have been a single day on which it happened. A definite moment seven thousands years ago when the strip of land connecting us to continental Europe disappeared under the waves [...]. [Was there] an anxious wife trying to hurry her husband out of the prehistoric departure lounge [...] ?
"This is the last cal for anyone wishing to cross the land bridge to Britain!"




-Notes from a small island de Bill Bryson (Amazon)
http://ecx.images-amazon.com/images/I/51WVCRZCHRL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU01_.jpgAaaaah je l'adore Bryson. Il est américain mais bon, il est venu s'installer en Angleterre, alors il est pardonné. Je l'adore tellement qu'après avoir lu ce livre-ci je me suis jetée sur tous les autres. Et dès qu'il sera publié, je me jette sur Icons of England, le prochain !
Bref, bref... Bill donc, après 20 ans en Angleterre, va repartir aux Etats-Unis. Et avant de partir, il décide de faire le tour du pays, de voir tout ce qu'il voulait voir mais n'a jamais eu l'occasion d'aller voir.
J'ai ri à toutes les lignes. Comme le dit le Times "Not a book that should be read in public, for fear of emitting loud snorts".
Apparemment, la ville préférée de Bryson (en Angleterre, bien sûr), c'est Liverpool... Etrange, étrange...
Donc en gros, arrivé dans une ville, il trouve un hôtel au pif (et des fois c'est pas facile), trouve un resto, va visiter les attractions locales, et puis reprends le train (ou le bateau), ou des fois marche des heures en rase campagne, sous la pluie, pour arriver à sa prochaine destination.
Jetez-vous vous aussi sur les livres de Bryson ! Ca se lit tellement vite, et c'est tellement drôle... Et puis, même si l'orthographe est américaine, on apprend des tas d'expressions locales, qui donnent le ton.

Première phrase:
There are some idiosyncratic notions that you quietly come to accept when you live for a long time in Britain. One is that British summers used to be longer and sunnier. Another is that the England football team shouldn't have any trouble with Norway. A third is the idea that Britain is a big place. This last is easily the most intractable.




-Bedlam: London and its Mad de  Catharine Arnold (Amazon)
Bon celui-là, il secoue un peu... C'est l'histoire -vraie of course- et très
bien documentée du Bethlem Royal Hospital, hôpital psychiatrique historique qui existe à Londres depuis 1247, changeant de temps en temps d'endroit. http://www.museumoflondonshop.co.uk/mol/images/uploadedimages/masters/Bedlam.jpg
Ainsi il a occupé ce qui est maintenant le Imperial War Museum de 1815 à 1930, ce qui n'est pas si vieux, finalement. On découvre au fil des pages les horreurs auquelles on s'attend : les trépanations, les gens nus enchaînés et mourrant de faim, et surtout les hurlements terribles qui font
changer de trottoir les passants.

Les expériences et découvertes se succèdent, des anguilles électriques aux concoctions bizarres, des cloques infligées sur le crânes pour faire sortir l'humeur mélancholie aux purges à tout va. Le pire et le plus intéressant, ça reste l'histoire des gens. Certains sont vraiment fous, et, sans camisole chimique, détruisent tout sur leur passage. D'autres sont sains d'esprit -pas pour longtemps- mais leur riche famille voulait se débarasser d'eux. Tous sont visités comme un zoo par les lords et ladies du pays entier, qui se délectent à la vue de ces
gens nus, blessés et puants.
Un bon livre pour se remonter le moral :)
dévoré en un weekend. Et un mini-reportage de 10 minutes ici.

Le début: (un plus gros bout ici)
Bishopgate, London, circa 1377: outside St Botolph's Church a herbalist
plied his trade in natural remedies, wrapped in scraps of parchment. Suddenly, the sound of shouting reached the gate,a nd his customers deserted him as they rushed off to discover the source of the uproar. They were confronted with the clank of chains and the swish of whips ad the latest residents arrived.

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