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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:57

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Regensburg, Allemagne, Juin 2011.


Sur cette voiture en faux or est écrit "real gold".

1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 19:18

Figurez-vous que le weekend dernier, je suis allée pour la première fois à un mariage. Histoire de faire ça bien, j'ai commencé par le mariage british typique. Pensez Quatre mariages et un enterrement, chapeaux, manoir, bus à impériale... Avec un twist cette fois-ci : la mariée est française, le marié est anglais.

On est arrivés le vendredi soir à Brighton après quatre heures de train, prêts à bien dormir avant une grosse journée. Par un heureux hasard l'église ne se trouve pas loin de l'hôtel, et on est donc arrivés en avance. Parfait pour aller visiter un peu, trouver les pipi-rooms, rencontrer le curé (enfin c'est un protestant, mais simplifions), essayer de reconnaître des têtes. Ben, le marié, arrive plein d'assurance et équipé de chaussettes roses, et on retrouve aussi Gwyneth, la chanteuse de jazz que j'ai rencontrée à l'enterrement de vie de jeune fille, et qui va chanter La vie en rose.

 

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On prend place dans l'église, les français à gauche de l'allée, les anglais à droite. La déco donne le ton de la couleur choisie par la mariée, qui a fait beaucoup râler les demoiselles d'honneur : le lavande... hem hem... En fait quand plus de quatre filles portent du (de la ?) lavande ça devient moins laid. Et puis ça allait avec la cravate du marié.

A environ midi, la musique commence, et la mariée entre au bras de son père. Je commence à essuyer une larme.

Bon après, ça a été plutôt ennuyeux, pour des non-croyants comme nous, les hymnes, les poèmes... Le tout a duré environ une heure, avec échange d'alliances (larme), des voeux (larme), allumage de la bougie nuptiale (?)... Le curé avait l'air trop sympa, il les regardait l'air tout attendri. Aucun rapport mais rappelons que dans les mariages protestants les mariés sont assis, donc on voit rien.

 

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Z'avez vu la moustache de ce mec ??

 

Ensuite Gwyneth a chanté, et pendant ce temps les mariés sont allés signer le registre de mariage dans une pièce derrière. En effet, pas de mairie quand on se marie à l'église protestante, la reine étant chef de l'église anglicane, une seule cérémonie suffit -et là je dis ouf.

On les a ensuite attendus en bas de l'escalier pour leur jeter des tas de confettis dessus. Ca leur apprendra à en mettre dans le carton d'invitation, je trouve encore des petits cœurs partout. Et puis les invités sont tous montés dans un bus à impériale qui, après avoir cahoté une bonne demi-heure, nous a déposés au manoir.

Bizarrement le manoir est une école d'habitude, qui a l'air terriblement chère. On aurait donc pu profiter des jeux pour enfants, de la piscine, du court de basket... mais on a préféré se jeter sur le champagne.


 

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Pendant que la photographe fait des centaines de clichés (la famille française, toutes les filles, juste les demoiselles d'honneur...), on a enchaîné le champagne et grignoté.

Le repas a commencé vers 15h30, entrecoupé de discours. Le père de la mariée a parlé pendant une demi-heure en français, au grand désarroi des invités, et a achevé son diaporama par une photo de la mariée à notre cérémonie de remise de diplômes, en disant qu'il avait réalisé ce jour-là que c'était une femme, haha. Et puis le marié a parlé longtemps aussi.

Après m'être bien servie au buffet et avoir sympathisé avec mes voisins marseillais, je suis partie jouer avec la nièce de la mariée, petite furie de quatre ans.


 

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Les hommes, toujours aussi dissipés


Et là...

 

C'est le drame...

Je me rappelle qu'elle m'a dit "ça va ? Je vais chercher quelqu'un ?". Et puis j'ai vu une ambulance, et je me suis demandé qui avait un problème. Et soudain je me suis rendu compte que c'était moi, et que je voulais pas aller à l'hôpital. Et que j'en rate pas une, quand il s'agit de se faire remarquer.

Je suis en fait tombée face la première dans un escalier en pierre, en plein sur la pommette, que j'ai copieusement ouverte. Le père du marié s'est apparemment occupé de moi, et a éloigné la petite fille.
Et puis la mariée m'a apporté mes dragées dans l'ambulance, et heureusement je n'ai pas sali sa robe...

Et les hôpitaux Britanniques alors ? Ca donne quoi ? Efficaces ? Gratuits ? Bien équipés ?

Et bien ça sera pour le prochain article, parce que j'ai testé pour vous -involontairement bien sûr- les urgences NHS !

19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 14:37

Rappelez-vous, nous sommes dans le Lake District...

 


Nous voilà en haut d'un petit sommet, où se trouve bien évidemment un pub. Sur ces entrefaites arrive un cycliste, qui semble prêt à rendre l'âme, tout violet et tout essouflé. Il a fini par repartir, sous le regard médusé et la bouche ouverte du vieux qui était à la terrasse du pub, qui avait l'air aussi surpris que s'il avait vu passer un éléphant. J'ai trouvé plutôt surprenant ce pub, tout seul au milieu de nulle part, avec des gens en terrasse en short, comme si le vent ne soufflait pas par bourrasques.

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Direction le village suivant par une route un brin pentue, qui est quasiment toujours fermée à cause de la pluie, du verglas, de la neige et autres, et qui répond au doux nom de "The Struggle" (littéralement : "ça va être la lutte").

 

 

 

C'était en effet plutôt la lutte, dans la descente, un virage tous les dix mètres, et des murets des deux côtés. C'était pas le moment de se retrouver face à un tracteur. En même temps, on a bien ri, en pensant à la tête qu'aurait fait l'autre abruti de l'agence de location (Enterprise, je le rappelle, n'y allez pas !). Je vous mets une vidéo de la descente, qui ne rend pas très bien, mais qui me fait rigoler.



Mais ça vaut le coup, les villages deviennent de plus en plus mignons. On croise des tas de randonneurs suréquipés qui nous disent bonjour, comme le font toujours ces gens-là, et des moutons, des vaches, des chiens (les gens randonnent avec leur chien là-bas), des oiseaux en tous genres, des chevaux...

La palme du village à absolument visiter est
Hawkshead. On y trouve la Beatrix Potter Gallery, qui expose des dessins originaux. Le musée ferme à 17h et on est arrivés plus tard, mais, le village devant être beaucoup moins charmant quand il est envahi par les touristes, on en a profité à fond. Les maisons sont noires et blanches, et adorables, et des centaines de fleurs égaient les murs, les fenêtres, les trottoirs... Par contre, les petites boutiques étaient fermées, et je bavais devant les vitrines : miels maison, "rum butter" (beurre au rhum et épices, super à Noël), "mint cakes" (glucose et huile de menthe poivrée -très utilisés dans les rations de militaires et d'explorateurs) , relish en tous genres (entre le condiment et le pickle), fudge, lemon cheese (= lemon curd)... *slurp!*


Regardez-moi les 'jolis' topiaires de ce salon de thé :


 

 

 

Après avoir bien mangé dans un pub du même village -un bon ragoût d'agneau du coin, hmmm, direction la sortie du Lake District, pour rentrer à la maison. À peine vingt minutes plus tard, une camionette transporte-moutons s'arrête devant nous. Qu'est-ce qu'il fait ce @~###£ ? On commence à raler, et on s'arrête tous les trois en pleine phrase, pour entonner en coeur un "awwwwwwwwwww" attendri, en voyant pourquoi le mec s'est arrêté : il y a un petit bambi assis sur la route ! Il est tout tremblotant et tout perdu !

 

*écrase une larmichette*
J'ai eu à peine le temps de dégainer mon appareil que le costaud monsieur a ramassé le petit bambi tout en pattes frétillantes, et l'a posé dans sa remorque. On était jaloux. Mais on aurait aussi été plutôt embêtés avec un bambi dans l'appart, finalement. Il aura donc une belle vie de bambi apprivoisé dans un champ de moutons maintenant -c'est ce dont je me suis convaincue en tous cas.

 

Il a encore ses petites tâches de bébé, ouuuuuh !

 

Après un monotone trajet en autoroute, occupés à parler du bambi, nous voilà en vue de Liverpool. La réserve se met à clignoter. F**k... On pensait lui rendre le réservoir totalement vide à l'autre boulet, mais finalement on n'arrivera peut-être pas jusqu'à son parking... On a finalement dû remettre un litre aux environs du stade du LFC, mais on a réussi, sa voiture aura beaucoup de mal à atteindre la prochaine station service ! Niark! Niark!

PS: On a aussi vu un chat gigantesque, qui doit se nourrir d'agneaux entiers :

14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 22:51

Le Lake District, plus grand parc national du pays... Les moutons, les cygnes, les petites montagnes et la verdure... Tout ce que vous ne vous attendiez pas à ce que j'aille visiter. Et ben si.

On a très mal commencé par louer une voiture à des boulets. N'allez pas chez Enterprise. Une demi-heure avant l'heure où on devait prendre la voiture, la dame nous appelle pour nous dire qu'on doit  emmener deux justificatifs de domicile. Au nom du conducteur. Qui est mon chéri qui vient d'emménager et n'a donc pas de factures. Moi j'ai des factures, mais pas de permis. On a négocié, on a  dit qu'il était en vacances, et là ils nous sortent que dans ce cas il faut les détails du vol. Imprimé, évidemment, pas sur l'iPhone. Et puis y'a que la chef qui a accès à Internet, mais elle est en vacances. Bien sûr, je te crois. Retour donc à la maison, où on s'est armés de dizaines de factures et de détails du vol - heureusement qu'on devait aller en vacances en France. Ouf, c'est passé. Monsieur boulet nous annonce ensuite que, chez eux, on prend la voiture vide et on la rend vide, l'essence j'entends. C'est malin ça, jeune homme. Première étape donc : trouver une station-service tandis que la réserve clignote...

 

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Environ une heure et demie plus tard, après d'interminables banlieues et un peu d'autoroute, nous voilà dans le Lake District, en Cumbria. Le plan de la journée: aller de village en village en voiture par des jolies petites routes, et s'arrêter dans les villages sympas, tout ça en suivant le guide du routard.

Au premier village, Kendal, à l'entrée de la zone, rien d'intéressant, on en a donc profité pour acheter des sandwiches. Le deuxième village est beaucoup plus prometteur. Après s'être garés un peu n'importe comment, on décide d'aller manger au bord du lac, avant de changer d'avis devant l'armée de cygnes, d'oies et de canards qui attendent les miettes des touristes. Et un cygne, c'est gros en fait. Et méchant. Rappelons, même si tout le monde le sait, que tous les cygnes se trouvant en Angleterre sont la propriété de la reine - les baleines aussi d'ailleurs, mais on en croise moins, bizarrement.

 

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Quand même trop de touristes en bateau, trop de kitch, après une petite balade dans une mini réserve naturelle on s'enfonce un peu plus dans la cambrousse, direction un jardin botanique tenu par des mamies. C'est même le jardin d'une maison de retraite pour vieux handicapés d'ailleurs. J'ai eu un aperçu horrible par la fenêtre, qui m'a bien refroidie. Les plantes c'est sympa, mais, quand on n'y connait rien, on ne voit pas la différence entre les dizaines de sous-espèces. Par contre c'était très joli, les roses sentaient terriblement bon, et on a vu des moutons de près (en zigzaguant entre les petits tas de crottes) et une biche de loin, dans un petit bois.

 

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Direction le village suivant, par "une jolie route de montagne offrant de sublimes panoramas". Précisons maintenant que les routes du coin sont exactement comme le cliché de la campagne anglaise : très étroites, et bordées des deux côtés au ras de la route de murets de pierre (pour bloquer les moutons). Des kilomètres de murets sillonnent comme ça la rase campagne d'un vert éclatant, parsemé seulement de taches noires et blanches qui font bééééééé. Ces bêtes-là venaient d’ailleurs d'être tondues, et avaient donc l'air juste stupides, et pas du tout mignonnes.

 

Ah, et devinez qui vient du Lake District ? Malheureusement le musée et sa maison étaient fermés quand on est arrivés : Beatrix Potter ! Je comprends mieux pourquoi elle voyait tant d'animaux !

 

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Allez, pas trop d'un coup, pour une fois que j'ai un bon sujet, je fractionne...

9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 14:39

Bon, me voilà à La Rochelle. Mon sac est resté à Liverpool. Merci Easyjet. Gabrielle, je pense à ton histoire de sac. Bonne crise de panique hystérique à l'aéroport, c'était pas drôle. Je n'ai donc pas mon PC portable, et je suis présentement dans le salon de mes parents qui essaient de lire par dessus mon épaule... Donc je vous sors l'article sur l'enterrement de vie de jeune fille où je suis allée à Brighton le mois dernier. J'attendais plus de photos, mais j'attends toujours... Pas de photos donc... Et puis le chargeur de mon appareil est dans mon sac perdu, avec les chargeurs de mes deux téléphones, et du téléphone de mon chéri, et TOUTES mes fringues. Je suis grave déprimée... (au milieu de nulle part...)

 

___________________

 

J'ai testé pour vous... la Hen's Do (enterrement de vie de jeune fille) à l'anglaise, et c'est du joli. Contrairement à ce que je pensais, j’ai adoré ! Et attention, j'ai plein de choses à dire !

La mariée est une amie qui était à la fac à Londres avec moi, et qui est française, ainsi que ses deux demoiselles d'honneur. Mais le Hen's Do, lui, a été très anglais.

Je suis arrivée vers 13h à Brighton, chez Chloé, la demoiselle d'honneur qui m'a gentiment accueillie, et qui a un appartement de malade avec jardin et petit chat inclus. À 14h, nous voilà au pub, où les 21 filles (!!) ont rendez-vous pour une chasse au trésor à travers la ville sur le thème "on voudrait que ça soit vraiment typique anglais s'il vous plaît".

Les équipes sont faites au pif par Zoe, l'organisatrice. Je me retrouve avec Chloé, qui en plus connaît très bien Brighton, une anglaise et une espagnole qui connaissent également bien Brighton, et une fille de Londres (une chanteuse professionnelle, c'est fou -allez écouter !). Cette fille m'a sorti le soir en français "tu veux une garo ?", alors que tout l'aprèm elle n'a pas montré du tout qu'elle comprenait, bien joué !
On nous donne les règles : pas de coup de fil à un ami, pas de questions aux autres équipes, pas d'internet, et soyez créatives pour des points bonus ! Super idée pour sympathiser avec les gens de faire des équipes.

 

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Je dois vous dire que je ne sens plus mes jambes. Ou plutôt que je les ai trop senties ce weekend.
La chasse au trésor commence dans les Lanes, quartier labyrinthique de petites rues entrelacées et de boutiques bobo. Mais pas le temps de visiter, on part sur les chapeaux de roues à la recherche d'objets à ramasser, d'endroits à trouver avec des indices photo, et de réponses à trouver sur l'histoire de la ville.

En une heure, on a, entre autre :
- acheté une glace avec un chocolat Cadbury dedans, avant de la prendre en photo sur le carrousel
- ramassé des galets avec des trous
- fait une photo de la plus jeune et de la plus âgée de l'équipe devant le "doughnut" (sculpture en forme de... donut)
- acheté le plus petit Brighton Rock possible (sucre d'orge)
- obtenu des "chips" : on a pour cela demandé une vraie frite, mais aussi un jeton de casino ("chip" aussi). On avait un atout important : une fille inscrite au-dit casino, et elle a donc pu monter et aller acheter un jeton (de 50 centimes)
- posé des tas de questions à des tas de gens sur la ville

Pause pub ! Après une heure, tout le monde se retrouve au pub de départ, pour rafraichissements, récupérer le pack de la deuxième partie de la course, et répondre à des questions bonus. Coralie, tu va avoir honte de moi, il y avait une question sur le Domesday Book, et impossible de me rappeler de la réponse.


Nous voilà reparties, dans les North Lanes cette fois-ci. Et on a aussi fait preuve de beaucoup de créativité:
- à la question "faites une photo de chat, le plus gros sera le mieux", on est allées dans un magasin de déguisements où Chloé a enfilé un costume de tigre, complet avec la tête
- pour la question "faites une photo d'équipe behind bars", on a fait une photo derrière des barreaux, mais aussi derrière... des bars. Les barmen ont été très compréhensifs.


On a découvert plein de trucs sur la route, dans notre quête pour retrouver le graffiti ou le panneau de la photo. On a rencontré d'autres gens qui faisaient des chasses au trésor (thème pirate), et des enterrements de vie de garçon aussi.

Retour au pub, une heure plus tard, les jambes en feu, pour les résultats et des rafraichissements (comment ça "encore?"). Créativité récompensée : on a  gagné ! (sous les hurlement indigné de la mariée déjà très éméchée). J'ai maintenant un joli sac bleu-canard de Brighton, et... 25 % à utiliser dans un magasin...hmm... pour filles. Magasin qui, chose mystérieuse, annonce sur son flyer qu'il propose, entre autres huiles et vêtements, des "accessoires de cuisine funky". Hmm...

On s'est ensuite toutes rendue en énorme groupe dans un autre pub, où nous attendait une salle privée et du champagne. Avec les questions embarrassantes de rigueur à la mariée et les présentations vidéos marrantes, la soirée est passée vite, et un peu dans la brume, j'avoue. Le pauvre marié attendait entre parenthèses tout seul à la maison. Mais bon, lui il part en Slovénie jouer au cricket (oui, il est anglais) avec l'équipe nationale de Slovénie (là vous pensez WTF, j'ai pensé pareil).

Un dodo avec le chat, puis quatre heures de train avec 10 minutes de métro Londonien au milieu, ont fini de m'achever, et je me suis écroulée en rentrant. J'ai toujours mal aux jambes, et des bleus étranges.

Prochaine mission : trouver une robe (pff) pour le mariage, et revoir avec joie mes nouvelles amies !

15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:15
Pourquoi Manchester ? La réponse est simple : quand j'ai voulu réserver pour aller voir Exit through the gift shop, le 'film de Banksy', à Liverpool, je me suis rendu compte à mon grand désarroi qu'il ne passait déjà plus, après juste une petite semaine. Qu'à cela ne tienne, il passe à Manchester, à seulement quarante minutes, et on voulait d'ailleurs visiter depuis longtemps.

http://lh3.ggpht.com/_WulyTulixkg/S555UYCfEiI/AAAAAAAAAMk/8PI1PCTOGCI/s720/IMGP8542.JPGLe magnifique toit des escaliers de l'hôtel de ville

Samedi 'matin', c'est parti, direction la gare d'Oxford Street, ce qui me re-fais penser que les anglais n'ont aucune imagination quand il faut choisir un nom pour une rue ("Hmm John, je sais pas, on n'a qu'à l'appeler King's Road, non?"). Bref, Manchester m'a donné l'impression d'arriver à la ville, et ça c'est triste. En fait il y a juste 30 000 gens en plus. Les rues sont larges, les bâtiments sont hauts et plutôt beaux... En fait la gare (qui n'est pas la gare principale, qui, elle, s'apelle Picadilly) se trouve dans un joli quartiers d'entrepôts en brique réhabilités et de canaux.

Les gens, à Manchester, ils ne sont pas oranges. Ni bizarres. Mais ils ont des sacs du magasin de Manchester United bouuuu!

http://lh5.ggpht.com/_WulyTulixkg/S555W9IbPUI/AAAAAAAAAMs/yMY-YE0Lm0s/s640/DSC00283.JPGUn petit côté Hogwarts...

En route pour le quartier des djeuns, le Northern Quarter (encore un nom original), on est passés visiter l'hôtel de ville, devant lequel se tenait un marché irlandais kitchissime. C'était bien beau ! On se serait crus à Hogwarts, avec une structure étonnante en triangle, ce qui fait que chacun des trois côtés du bâtiment est un interminable couloir. On a pris les escaliers sous une coupole verte ornée d'étoiles dorées pour nous retrouver... en pleine dégustation de vins Virgin. Oui, Virgin,  comme les trains, la radios, le téléphone, le milliardaire, etc, etc. Bon, il était 14h, et nous sommes -des fois- des gens raisonnables (surtout on est français, alors le vin Virgin...), donc je peux pas vous donner mon avis. Je suis suspicieuse, quand on fait une dégustation dans une belle salle comme ça, c'est que c'est beurk.

http://lh6.ggpht.com/_WulyTulixkg/S555TAHvv8I/AAAAAAAAAMc/S1q6LYBrBrc/s512/DSC00281.JPG

On est finalement arrivés dans le quartier des jeunes, à la recherche d'un magasin de disques bien précis, qui heureusement était proche, et ouvert, et avait ce qu'on voulait : un pack publicitaire avec un poster limité de Banksy dedans. Il fallait le demander au comptoir, tellement un jour ça va coûter 'loads of money'. D'ailleurs, dans le deuxième magasin où on est allés voir (histoire d'en avoir deux chacun et encore plus de loads of money) il n'y en avait plus. Ah oui, et n'y allez pas, ça finissait hier.

Après un peu de street art et de jolis vieux bâtiments, nous voilà posés au ciné pour Exit through the gift shop. Bon, je dois vous avouer qu'aucune sortie n'est prévue en France pour l'instant. L'histoire est simple: c'est un mec (Thierry) qui adore filmer, et qui se trouve être le cousin de Space Invader (ce qui aide quand tu veux rencontrer des gens dans le street art). Il rencontre Shepard Fairey (qui a l'air sympa finalement), se met à le suivre partout en le filmant, de toit en toit, de ville en ville.

Des kilomètres de papier découpés plus tard, Thierry se met dans la tête de rencontrer Banksy le mystérieux, et quand on connaît Shepard c'est pas très dur, alors il le rencontre à L.A., où il lui fait le chauffeur/porteur/guide. Ah, et il deviendra Mr Brainwash, qui est à baffer. Voilà, en -très- gros. Peut-être qu'en vrai Mr Brainwash n'existe pas, et que c'est une vaste arnaque (une 'vaste blague' a dit Banksy). Après tout, son travail n'a aucune cohérence. Peut-être que le mec qui parle avec le voix de Dark Vador, sous son hoodie total incognito, et qui s'affale de plus en plus sur sa chaise à côté d'une bouteille de whisky de plus en plus vide n'est même pas Banksy. D'ailleurs c'est peut-être un chinois Banksy. Ou une femme.

http://lh4.ggpht.com/_WulyTulixkg/S556gNRNRkI/AAAAAAAAAM4/UdZVAhuovXU/s512/IMGP8549.JPGOuh! Burtonien !

Mais super film, une fois que mon chéri a arrêté de me mettre le doigt dans les côtes en me disant "t'as vu, c'est Truc", je me suis bien marrée.

Pas d'histoire de pochetron ce weekend, on est sagement rentrés tôt, après une p'tite bière et un groupe génial chez nos amis les hippies.
J'ai fini par réclamer à mes parents un colis de bons produits frenchies, on n'est jamais mieux servi que par soi-même !

http://lh3.ggpht.com/_WulyTulixkg/S555Th56ZHI/AAAAAAAAAMg/WnstHAtC0Kw/s640/DSC00288.JPGUn Space Invader dur à rater...
13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 12:05
Hier c’était le quatrième jour d’affilée où il faisait beau, et chaud (relativement). On en a profité pour retourner à Chester, cette fois pour aller voir le zoo. Pour ceux qui habitent en Angleterre, c’est le zoo qu’on voit dans Zoo Days, sur Five.

Sur la route de la gare, on s’est dit « tiens, ça doit être match à domicile ce soir »… Voilà ce qu’on pouvait voir absolument partout :



On est descendus du train à Bache (comment ça peut bien se prononcer ça encore ?) parce que c’était ce que la dame de la voix enregistrée du train nous a dit de faire. On s’est retrouvés sur le parking d’un supermarché avec aucune idée de la direction à prendre, mais on a fini par trouver, en suivant des filles qui cherchaient la même chose que nous, un tout petit panneau sur un poteau. Le bus c’est gratuit quand on montre son billet de train, et ça, ça met de bonne humeur.

Bonne surprise en arrivant, y’a pas grand monde. Je vais pas trop vous détailler la visite quand même, parce que les comptes-rendus de visites de zoo c’est très chiant à lire.



C’était un peu comme se promener dans la campagne anglaise (ce qui est techniquement vrai en fait), en croisant des zèbres et des rhinos sur la route. Le parc est très aéré, tout vert, plein d’arbres et de coins d’herbe où lézarder. En plein milieu du parc il y avait même un mariage dans une belle maison victorienne, sur fond de cri de lion de mer. C’est pas original ça ?

Dans les trucs sympas, il y avait la serre des papillons, où ça volette partout autour des visiteurs. Et dans le même genre mais plus beurk, la « twilight zone », où on se retrouve dans une pièce sombre, avec des filles qui couinent et des gamins qui pleurent, et des centaines de chauves-souris de taille variée.  Je dois avouer que j’ai bondit quand j’ai senti dans mon oreille le caractéristique changement de pression causé par un truc passant très vite à un centimètre de la dite oreille.



Sinon on a vu un orang outan avec des poils qui trainaient tellement par terre qu’on aurait dit une robe, et puis des tas de bêtes en tout genre, et une petite fille qui s’est accrochée à ma jambe en pensant que j’étais sa mère.

A la fermeture on est allés au centre de Chester, où on est tombés sur un truc de fou : des milliers de gens très très bien habillés qui allaient tous dans la même direction… Et ils avaient tous un badge, mais impossible à lire discrètement. Et puis ils étaient tous dans un état d’ébriété absolument incroyable.  Plus tard dans la soirée on a discuté avec un mec qui jouait de la guitare dans la rue (et qui de son vrai métier est magicien sur un bateau de croisière en Antarctique (!!)), et il nous a dit que tous ces gens étaient aux courses, d’où la tenue très classe.



Et voilà, on est retournés boire de la Samuel Smith au milieu des riches, et puis on a repris le train pour Liverpool…
16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 11:20
Ce weekend, on est allés à Chester, une petite ville à 1h de Liverpool, où sont nés Michael Owen et Daniel Craig  (merci wikipédia). On y est allés en train. C’est marrant parce que le train sert aussi de métro, donc au début t’es dans un tunnel de métro et tu t’arrêtes toutes les 3 minutes, et puis paf t’es dehors et ça devient un train.




Bref, Chester c’est connu pour être très mignon et plein de ruines moyenâgeuses et de maisons à colombages.  Dès la sortie de la gare c’est le dépaysement total par rapport à Liverpool… Pas d’entrepôts géants déserts, ou de rues complètes de maisons murées, fenêtres fermées par des plaques en métal… Au contraire, c’est tout vert, tout mignon, et tout calme.

On est arrivés tard pour cause de flemmingite, donc on s’est juste baladés 2h. Dans le centre ville toutes les maisons sont à colombages, avec -hmm ça va être dur à expliquer- une rue intérieure au dessus du rez-de-chaussée. Vous voyez sur la photo, l’escalier pour monter dans la rue et la balustrade:



Après on est allé au Boot Inn, la raison cachée de notre visite, parce que c’est un pub Samuel Smith. Je dois dire que c’est pas très animé la vie nocturne à Chester. C’était un peu flippant parce qu’un couple de vieux étaient assis en face de nous et nous fixaient, sans se parler.




Trois heures plus tard on a réalisé qu’on allait rater le dernier train si on réagissait pas vite fait, alors on est repartis. Le trajet est passé vite, parce qu’on a débattu sur la suite des paroles de «trois p’tits chats» , après « lait de vache ». Tout ça en se tapant dans les mains, ce qui a du égayer le trajet des autres.




A Chester y’a aussi un énorme zoo, où on compte bien aller, donc je vous en parlerai un de ces jours.

Et hier soir, on devait aller à un barbeuk pour l’anniversaire d’une fille du travail, mais comme ici le temps c’est soleil-30minutes de pluie terrible-soleil, on s’est rabattus sur juste boire. Petite soirée sympa et multiculturelle, où les allemands se mettent à parler en espagnol, et les espagnols en français, mais tout le monde se comprend quand même parce qu’on est tous unis par notre geekitude. C’est bien cool aussi de voir les gens du boulot en dehors du boulot.



Et pour les news, grippe terminée, j’ai pu arrêter de prendre cette saleté de Tamiflu, et je suis maintenant tranquille, comparé à vous héhéhé. J’ai appris hier que comme ils avaient pas de news au boulot (parce que je me suis plantée dans l’adresse mail de mon chef), ils pensaient tous que j’allais jamais revenir… Bizarre…
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 09:34

[pre-scriptum: toi qui est aussi sur over-blog, est-ce que l'ajout des images par URL bugge aussi pour toi? Je suis obligée de supprimer les photos de mes anciens articles et c'est relou]

 

Oui, bon, je sais, je vais faire fuir des tas de gens avec un thème pareil.

Restez! Ca va parler de drogues, de hippies, de déprime, de gays! Aaaah je racole.

En parlant d’une ville où tant de mouvements sont nés, je me dois de faire un article sur les livres à avoir lus avant d’aller visiter la porte d’or. Et oui, quand je ne suis pas collée à mon PC ou à ma DS, je lis, beaucoup, environ 2 livres par semaine.

 

 

La Beat Generation

Quartier : North Beach

 

Le mouvement s’est développé dans les 50’s avec le Sur la route de Kerouac. Les beats sont déprimés, contre la bonne société américaine, habillés tout de noir, et écrivent des trucs pas drôles.

Le poème emblèmatique c’est Howl de Ginsberg, qui est super dur à lire je trouve.

 

Un extrait en anglais :

« I saw the best minds of my generation destroyed by

madness, starving hysterical naked,

dragging themselves through the negro streets at

dawn looking for an angry fix,

angelheaded hipsters burning for the ancient

heavenly connection to the starry dynamo in the

machinery of night,

who poverty and tatters and hollow-eyed and high

sat up smoking in the supernatural darkness of

cold-water flats floating across the tops of cities

contemplating jazz,

who bared their brains to Heaven under the El”


 


 

Et en français :

«J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,

Se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre,

Initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne,

Qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz,

Qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien »

 

La traduction n’est pas de moi et vaut ce qu’elle vaut (pas terrible à mon avis).

Tous ces gens se retrouvaient au café Vesuvio, voir la photo , et à la librairie City Lights, où ils faisaient des lectures.

 


 


La Love Generation

Quartier : Haight/Ashbury

Ce mouvement de hippies a pour inspiration le LSD, et pour membres de nombreux anciens beats. Vous connaissez Ken Kesey, qui a écrit Vol au dessus d’un nid de coucous, et ben il s’est porté volontaire pour des études cliniques, et s’est retrouvé bourré de LSD (ça explique beaucoup de choses, hein). Il a ensuite réuni les Merry Pranksters, dont Allen Ginsberg.  

Dans leur bus psyché, ils partent vers l’Est en proposant de l’acide (alors légal) à qui veut («  can you survive the Acid Test ? »), ce qui est raconté par Tom Wolfe dans Acid Test. Le but était de voir comment la société américaine allait réagir à la « spontanéité du LSD ».Un peu dur à lire le bouquin, car écrit en partie sous l’emprise de la substance. Mais on y croise plein de gens, dont les Beatles.


Le bus

Les Pranksters rencontrent ensuite Timothy Leary, qui prône la thérapie par les hallucinogènes, notamment en en donnant à des prisonniers, et a fondé une secte sur le même thème.

Côté musique, les Grateful Dead sont financés à leurs débuts par Owsley Stanley, qui tient son argent de son « usine à LSD » dans son sous-sol.


 

Armistead Maupin

quartier: Russian Hill (?)

Bon, je sais pas où le mettre. La plupart des gens le classent dans la Beat Generation.


Ouvertement gay, Maupin est connu pour Les chroniques de San Francisco, qu’il a écrites en épisodes dans le San Francisco Chronicles.  L’histoire est celle de Mary-Ann Singleton, qui sort de son trou dans l’Ohio pour venir habiter à San Francisco. Elle trouve une chambre au 28 Barbary Lane, chez Anna Madrigal, une excentrique qui fait pousser de l’herbe, et sympathise avec les autres locataires, comme Mona la hippie bisexuelle ou Michael le gay sympa.

Barbary Lane n’existe pas mais serait inspirée soit de Macondray Lane, soit de Napier Lane, où je suis allée.

Napier Lane, si, si, c'est une rue, y'a des maisons à droite

21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 19:19

Pendant 3 semaines, je m’en suis mis plein la panse. Ma panse d’ailleurs n’a pas trop aimé, et j’ai encore mal à l’estomac à chaque fois que je mets un truc dedans. Mais ça devrait aller mieux, j’ai acheté des légumes, enfin UN poireau, mais on se refait pas, hein.

Bref, tout ce qu’on a ingurgité se divise en plusieurs catégories : (ça va être long, on a fait que manger)

-Les burgers

Ben oui, obligé.

Déjà, les pas bons (pour la santé) : on a mangé 2, 3 fois chez MacDo, parce-qu’il y en a toujours un pas loin de l’hôtel pour les soirs d’épuisement total, et que c’est pas cher (on a fini le séjour avec nos deux cartes bleues bloquées). Mine de rien ils sont meilleurs qu’en France. J’ai bien aimé le Deluxe, avec dedans un steak qui ressemble à de la vraie viande, et de la salade qui a une bonne tête (merci respectivement aux hormones et aux OGM).

Le meilleur hamburger que j’ai jamais mangé, et le premier de ce voyage (on s’y est traînés après l’avion après avoir lu des avis sur le net) vient de chez Schnipper’s (620 8th Av, NYC). De la viande au bon gout grillé, des pitits oignons frits, du fromage… Tout ça avec des onion rings. Miam ! Par contre l’ambiance « cantine géante » est pas top : tout est blanc avec des néons à fond (dur après 8h d’avion), et on mange dans des boîtes. C’est tellement grand qu’on a un bipper qui sonne quand c’est prêt et qu’on peut aller chercher la bouffe.


Le "Schipper's Classic"


Pas mal aussi les burgers de Polker’s (2226 Polk Street, SF). Là-bas la déco est sympa, mais comme à la table d’à côté un rougeaud soul recrachait-vomissait tout ce qu’il mettait dans sa bouche, on a décidé d’emporter finalement. On a aussi testé Burger Joint (5 différents à SF), pas mal du tout.

Moi je gaspille, je jette les frites. Parce qu’ils laissent la peau (berk !), que j’ai plus faim après avoir mangé une demie vache, et que je vais pas demander un doggy bag pour des frites.

 

- La seafood

La bouffe de la mer. J’ai commencé doucement par un fish sandwich (poisson pané dans du « pain ») dans un bar de la Cannery, ancienne usine de boîte de conserves sur le front de mer de San Francisco.

On s’est ensuite fait plaisir en allant chez Pesce, souvent classé dans les cinq meilleurs restos de seafood de San Francisco, et qui se trouvait en plus à 20 mètres de l’hotel. On a partagé des linguinis au crabe (hmm), et des spaghettis au homard (hmmmmmmm). Les spaghettis au homard c’est pas la sauce qui est au homard, c’est des spaghettis avec un demi-homard dessus. Tout ça pour 16$ le plat (12€). J’ai jamais aussi bien mangé de ma vie je crois. C’est la première fois que je goutais du homard, et je serais bien revenue le lendemain. Le dessert « boudino » est le meilleur que j’ai jamais mangé, et même senti. Une sorte de pain perdu à la vraie vanille à se damner.


Lobster spaghetti


Quelques jour plus tard on est allés au resto d’à côté dont j’ai oublié le nom, commander cette fois un homard entier chacun, c’était par contre plus cher et moins bon.

Comme c’est la saison, j’ai aussi mangé du crabe, sous forme de Crab Cake Sandwich chez Boudin. Ne riez pas, il est connu Boudin !

C’est Isidore Boudin qui a construit une boulangerie à San Francisco en 1849. Il a commencé à faire du pain Français avec des levures élevées dans le coin, qui donnent un goût aigre au pain, à cause du climat humide et brumeux. De là est né le sourdough, dont les locaux sont fiers. Bon j’aime pas trop. C’est le goût aigre que j’aime pas en plus, celui qu’on a des fois les jours de pluie chez le boulanger local, en plus fort.


Boudin Bakery


Par contre manger à la boulangerie c’est sympa, tout est vitré pour qu’on voie travailler les employés, et le pain voyage du four au resto dans des paniers qui circulent au plafond.

Bref le crabe. Délicieux. Et puis mon sandwich crabcake, avocat, salade, m’a donné l’impression de manger sain. Et les frites de mon chéri, toutes mini comme des fritelles, étaient délicieuses.

 

- Le petit-déj

Là on a fait fort. D’habitude on ne mange pas, ni l’un ni l’autre, le matin, un café et c’est tout. Là, sur les conseils pressants de plusieurs habitants, on s’est rendus dans le Tenderloin, le quartier qui craint de San Francisco (mais bon, on a rien vu, on est juste allés manger) pour aller chez Dottie’s (522 Jones St). Là-bas le brunch est une institution.

Tenez vous bien, voici le contenu de mon petit-déj :

-café à volonté

-2 toasts (épaisseur 1,5cm) de pain au lait et à la ciboulette

- œufs brouillés (4 à vue de nez), avec saumon fumé, câpres, tomates, poivrons,  fromage frais

- patates sautées (genre 300g)

Mon chéri a eu la même chose avec à la place des œufs brouillés une omelette au fromage de chèvre et au cheddar.

J’ai mangé la moitié, c’était diablement bon, et puis j’ai pris le reste dans une boîte pour le soir. Par contre j’ai failli m’évanouir en attendant le bus.


P'tit déj gargantuesque chez Dottie's


 

- Les douceurs

On a pas souvent mangé de dessert, petits estomacs européens oblige. Mais je me dois de vous montrer le cheesecake de la Cheesecake Factory (8e étage de Macy’s, San Francisco). Un bon shoot de sucre sur une terrasse avec vue sur la ville, que demande le peuple. Tout fait envie sur la carte (à l’Oréo, au caramel, au beurre de cacahuètes, à la fraise, au miel…) mais on s’est décidés pour banane et choco-coco, arrosés d’une bonne dose de chantilly.

Là encore on a passé le reste de la journée à moitié malades.


Banana Cheesecake à la Cheesecake Factory


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A part ça encore de la junk food, dont d’innombrables tranches de pizza, parce que c’était bon, pas cher, et à côté de l’hôtel, des Tic-Tac à la cannelle…

 

Et pour finir, si vous voyagez un jour avec American Airlines, prévoyez à manger ! On a eu une portion riquiqui et immonde… Sur les vols intérieurs y’a même pas de bouffe, mais au moins les cacahuètes sont gratuites.

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PS pour Marion : chez United Airlines on peut écouter les conversations entre la cabine, la tour, et les autres avions, trop fun ! C’est là que je me suis rendue compte qu’un atterrissage en fait c’est long à prévoir.

Tu fais ça toi ? Répéter « 11785 zoulou, maintain, maintain ! » « 11785 zoulou turn left » pendant des heures ?

Y’a même pas eu de stewart de notre connaissance, pff !