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Vendredi 3 juillet 2009
Les gens…  Merci pour vos croisements de doigts, d’orteils, et de tout ce que vous avez pu croiser… J’ai un travail ! HALLELUJAH !
Cliquez-moi là-dessus, c’est anglais, et ça met de bonne humeur :



Dans 20 jours je repars chez l’anglois, travailler pour (attention la classe…) Sony… Et ouais madame. Même que je vais être testeuse linguistique, comme j’étais à Cambridge, et donc jouer tester des jeux toute la journée, à la recherche de fautes de français en tous genres.

Et donc à part jouer à la PS1, PS2, PS3, PSP, et toute autre nouvelle console en exclusivité, je vais par contre devoir dépasser ma timidité pour quelques petits détails… Par exemple Singstar. Vous savez, le karaoké, où faut savoir pas mal chanter pour gagner, parce que, même si les paroles on s’en fout, il faut avoir les bonnes notes. J’ai pas l’oreille musicale du tout, du tout. Et puis ça va être fun, dans un open space de 300 personnes, de chanter toute seule le dernier tube de Lara Fabian ou équivalent à gorge déployée.

Vous  vous souvenez aussi de l’eyetoy ? L’espèce de petite webcam qu’on met sur sa télé avant de se déhancher pour taper en rythme dans les coins de la TV ? Et bé ça existe encore… Et ça aussi il faut tester, des jeux genre ça :

Yeah... Ca va être funky!


Mais au fait… Où vais-je ? C’est grand l’Angleterre… Je pensais vous donner des indices, mais c’est très facile à trouver… Il suffit que je vous dise que l’aéroport s’appelle… John Lennon…

Peace à toi ausi John


Qu’il y a une équipe de foot qui fait que tous mes potes se sont déjà invités chez moi…


Notez le sponsor... héhéhé

Et que c’est dans le nord de l’Angleterre…

Et ouais, je pars à Liverpool.


Au début « Liverpool » ça m’évoquait « foot, cité ouvrière, ça craint, c’est moche, c’est nul ». Mais en fait ils ont apparemment tout nettoyé l’année dernière, quand la ville était capitale de la culture (!), et ont transformé les docks, où la petite blonde se faisait agresser, en accueillants apparts de luxe. Ca a l'air plutôt joli (tapez donc liverpool -football dans google images). Et puis là ça va être l’Angleterre, la vraie, pas la multiculturelle Londres. L’avantage aussi c’est que les loyers ne sont VRAIMENT pas chers. Et puis 1 million d’habitants quand même (c’est fou hein ?), donc forcément des gens sympas là dedans.

Le blog repart enfin donc, cette fois-ci à la découverte du peuple du nord, à la limite du Pays de Galles…  Je ne connais pas du tout, je risque donc d’aller de surprise en surprise…

Je varie pour l'instant entre la crise de panique et l'excitation la plus totale... Faut que je trouve un appart maintenant...
Par Bibsa
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Lundi 29 juin 2009
Coucou les gens!

J'ai passé la matinée à chercher des photos appropriées pour faire un effet tiltshift (idée copitée chez Céline bien sûr). En voilà une potable de Oxford:



Sinon, si vous n'avez pas la TV, ou si vous n'habitez ni en France, ni en Angleterre (où je suppose que ça passe), ce petit spot pourrait bien vous faire rigoler. Un bon petit moment d'humour anglais, qui en plus ne dit quasiment que la vérité...






Et puis y en a un deuxième, que je ne trouve pas sur le net, mais qui est drôlement bien aussi.

Relou quand on auto-entreprend... J'en reçois du courrier maintenant... L'URSSAF bien sûr, qui veut mes sous si un jour j'en gagne, mais aussi la poste, pour envoyer mes colis (hmm comment dire, j'envoie mes traductions par mail...), SFR pour me proposer un vrai forfait de patron, des assurances pour que je propose une belle retraite à mes employés (quels employés??)... Enfin bref, ils me harcèlent, raaaah, laissez-moi tranquille ! Sauf les clients potentiels bien sûr, vous, vous restez !

Sinon croisez les doigts de pied et priez pour moi, peut-être une bonne nouvelle très bientôt (pour moi mais pour vous aussi, car redécollage du blog...)
Par Bibsa - Publié dans : ... en vrac - Communauté : Londres
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Jeudi 11 juin 2009
Snif snif…

Ce weekend je suis allée à Brighton, la super ville des poubelles-dauphin, passer un entretien pour une boîte très très très connue.



Et là au réveil paf, j’apprends qu’ils ont pris l’autre candidat. J’ai tout déchiré le test, je suis très sympa, mais ils ont pris l’autre. Et puis ils me gardent sous le coude si un poste se libère. Le problème c’est qu’il n’y a qu’un seul français, et donc aucun poste ne va se libérer.
A part que c’était une super boîte, je me voyais déjà à Brighton, et je me retrouve complètement désemparée.
Alors je suis encore une fois de retour au point de départ : j’ai pas de taf. Et ni chômage, ni RMI non plus.
Quand on cherche traducteur dans les sites d’emploi, on tombe sur « aucune réponse ne correspond à votre recherche ». Pffffff.
Bon, j’ai quand même passé un bon weekend, j’ai vu ma coupine Sophie, et puis la chambre d’hotel donnait sur la mer...



et puis j’ai vu une personne de petite taille qui faisait du break dance, ce qui est plutôt insolite, avouez.



Et puis on a acheté des jolies chaussures:



Voilà je me retrouve une fois de plus sans savoir quoi faire. Si vous avez des trucs à traduire, n’hésitez pas !
Par Bibsa - Publié dans : ... la sans-emploi
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Vendredi 15 mai 2009
Les gens, vous le savez, c’est pas facile de trouver du taf en ce moment. Et même qu’on vous bassine tellement avec ça que je risque de vous perdre dès cette ligne, amateurs que vous êtes de blogs qui détendent les neurones, et pas qui les crispent.

Je n’en suis cependant pas réduite à me balader dans la rue avec mon CV en sandwich, à brader mes diplômes pour faire un CAP, ou même à proposer un de mes reins contre un emploi (Alain, RMIste, en ce moment dans le 6 Minutes). Soit-dit en passant c’est illégal, si vous vouliez vous débarrasser d’un poumon ou d’un œil.

Le père Noël à la californienne, Sausalito

Non, non. Moi, même si j’avoue que j’ai la chance de me faire entretenir, ce qui me permet de ne pas en arriver à de tels extrêmes, et bien je continue à chercher. Et les entreprises n’y mettent pas du sien. Nintendo par exemple, pour les citer, ont perdu le test que j’ai passé pour eux et disent à mon recruteur « tiens, elle devait pas passer un test pour nous, elle ? ».

Alors en attendant, j’ai micro-entrepris. Micro parce que mon entreprise c’est moi, comme patron, employée et seul capital. Ca a un petit côté important et responsable qui me plaît bien. En plus c’était trop facile. On remplit un formulaire en ligne et paf, deux semaines plus tard, soit pile aujourd’hui c’est fait.

"Mama Gecko", fait en pâte Fimo par un Indien hippie, ramenée de Sausalito

Donc maintenant que je suis en freelance, je peux gagner des sous. Et puis je peux mettre un truc sur mon CV comme ça, pour combler le vide de 2009. Et même payer des impôts si je gagne pleins de sous. Mais, avant ça, où trouver des clients ? Je recommence mes recherches de boîtes qui embauchent des freelances, mais bien sûr ils n'en embauchent plus en ce moment. Sur les sites de compléments de revenus, comme on voit à la télé, ben y’a plus rien, parce que tous les gens qui ont vu le reportage se sont inscrits.

Alors je vais faire un site pro et puis attendre, en postulant encore à tous les postes qui s’ouvrent. Et bon, ben, si vous avez besoin d'une traduction, vous savez où me trouver... ( de tout hein, du CV à l'article médical, en passant par les sites webs, brochures, pubs...)

Et puis, pffff, qu’est-ce que je m’ennuie ! Alors en attendant je vais me faire scalpelliser pour enlever un grain de beauté, et étant donné ma phobie des opérations en tous genre, je stresse comme une malade…

Par Bibsa - Publié dans : ... la sans-emploi
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Jeudi 23 avril 2009
Les anglais adorent le concept de développement personnel, c'est-à-dire de se cultiver et se perfectionner en dehors de la fac et du boulot. En gros ce qu’on fait naturellement, sauf que là il faut le considérer comme une perpétuelle évolution vers un être meilleur. A la fac on devait même noter ce qu’on faisait pour notre personal development.

Bref, pas du tout dans ce but en fait, je suis allée voir l’expo Warhol au Grand Palais. C’est cool à Paris y’a plein de trucs en ce moment, l’expo Lachapelle, la rétrospective Kandinsky, l’expo Une image peut en cacher une autre… Que je vais essayer de toutes aller voir.



Warhol donc. C’est la première fois depuis longtemps qu’ils réunissent ses œuvres, dont une bonne partie se trouve au musée Warhol de Pittsburg. Le problème c’est qu’il faisait des tableaux qui vont par série, et à Pittsburg ils en ont un bout, mais le reste est chez des gens (sûrement souvent les gens qui sont sur les portraits). Donc là, ils ont tout regroupé.

On commence par ce qui est certainement le plus connu : les portraits de Marilyn. Bon en vrai je suis pas fan du peinturlurage en 4 couleurs sur photo… Ensuite un portrait de Mao de 3m de haut, un Lénine terrifiant, des tas d’autoportraits… Ils exposent aussi les polaroids qui servaient de base pour les tableaux, dont ceux de Basquiat, Stallone…

Keith Haring et Juan, par Warhol

D’autres photos et portraits nous montrent le petit monde de l’art newyorkais des années 80 : Keith Harring, Lichtenchtein… A peu près tous les tableaux sont sur la même base (dans le style des Marilyn). Certains sont achetés par des gens riches (25 000 $ le premier panneau, 15 000 les suivants), très riche,s par exemple Rockfeller. On retrouve pas mal de familles royales, dont Diana, et de stars (Brando, Madonna, Elvis…). Et aussi, je dois l’avouer, des tas de gens que je connais pas.

Jackie Kennedy

Un mur d’écran produit un effet étrange en diffusant les « screen tests », qui sont des portraits filmés de 3 minutes, assez troublants parce que les gens qui posent en bougeant à peine, comme pour une photo en gros plan de leur visage, sauf qu’ils clignent des yeux.

On découvre aussi la fameuse technique de peinture à l’urine… Ben oui, l’urine sur de la peinture au cuivre, ça oxyde, formant de mignonnes petites gouttes (hem hem). J’ai adoré par contre la poudre de diamant sur les tableaux, ça brille de partout.

Basquiat qui s'est fait faire pipi dessus

Warhol, il kiffait la sérigraphie, au point de faire une toile où il a imprimé 116 fois le Christ, ou même du papier peint (à têtes de vaches par exemple).

"La dernière cène"

Bref, bref, bref, je pourrais dire une expo à ne pas manquer, mais comme elle finit lundi ça semble foutu. Je suis en tous cas bien contente de l’avoir vue, surtout que beaucoup de portraits ne sortent jamais.
Par Bibsa - Publié dans : ... et la culture
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Vendredi 17 avril 2009
Les gens, je ne raconte rien de beau, parce que je ne fais rien (de beau ou pas).

Aujourd'hui je suis allée passer un entretien avec 39 de fièvre, j'ai mal au crâne, je vous dis pas.

Bref, du coup, s'ils ont la gentillesse de m'embaucher, mon avenir sera à... tatata... Velizy-Vilacoublay, donc au SO de Paris, pas loin de Versailles.

Bon, j'avais mis des belles Googlemaps, mais ça doit être interdit, parce-qu'elles ont disparu.

Le trajet c'est 20 minutes pour les voitures. Mais moi j'ai jamais passé le permis. Alors c'est 1h30 de bus (pfff).
Et les gens ils font:


Sinon le deuxième espoir c'est à... Frankfurt!! Oui beaucoup plus loin donc. (ceci dit à 4h de train de Paris, donc 4h40 de chez moi, donc même pas quatre fois plus loin en temps que le premier taf.

Et eux ils font:


Vous vous en doutez, les deux me plairaient beaucoup, même si le deuxième c'est vraiment le rêve, avec des avantages de folie en plus (logée, nourrie, blanchie...)

Priez! Priez!
Par Bibsa - Publié dans : ... la sans-emploi
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Mardi 24 mars 2009

[pre-scriptum: toi qui est aussi sur over-blog, est-ce que l'ajout des images par URL bugge aussi pour toi? Je suis obligée de supprimer les photos de mes anciens articles et c'est relou]

 

Oui, bon, je sais, je vais faire fuir des tas de gens avec un thème pareil.

Restez! Ca va parler de drogues, de hippies, de déprime, de gays! Aaaah je racole.

En parlant d’une ville où tant de mouvements sont nés, je me dois de faire un article sur les livres à avoir lus avant d’aller visiter la porte d’or. Et oui, quand je ne suis pas collée à mon PC ou à ma DS, je lis, beaucoup, environ 2 livres par semaine.

 

 

La Beat Generation

Quartier : North Beach

 

Le mouvement s’est développé dans les 50’s avec le Sur la route de Kerouac. Les beats sont déprimés, contre la bonne société américaine, habillés tout de noir, et écrivent des trucs pas drôles.

Le poème emblèmatique c’est Howl de Ginsberg, qui est super dur à lire je trouve.

 

Un extrait en anglais :

« I saw the best minds of my generation destroyed by

madness, starving hysterical naked,

dragging themselves through the negro streets at

dawn looking for an angry fix,

angelheaded hipsters burning for the ancient

heavenly connection to the starry dynamo in the

machinery of night,

who poverty and tatters and hollow-eyed and high

sat up smoking in the supernatural darkness of

cold-water flats floating across the tops of cities

contemplating jazz,

who bared their brains to Heaven under the El”


 


 

Et en français :

«J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,

Se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre,

Initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne,

Qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz,

Qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien »

 

La traduction n’est pas de moi et vaut ce qu’elle vaut (pas terrible à mon avis).

Tous ces gens se retrouvaient au café Vesuvio, voir la photo , et à la librairie City Lights, où ils faisaient des lectures.

 


 


La Love Generation

Quartier : Haight/Ashbury

Ce mouvement de hippies a pour inspiration le LSD, et pour membres de nombreux anciens beats. Vous connaissez Ken Kesey, qui a écrit Vol au dessus d’un nid de coucous, et ben il s’est porté volontaire pour des études cliniques, et s’est retrouvé bourré de LSD (ça explique beaucoup de choses, hein). Il a ensuite réuni les Merry Pranksters, dont Allen Ginsberg.  

Dans leur bus psyché, ils partent vers l’Est en proposant de l’acide (alors légal) à qui veut («  can you survive the Acid Test ? »), ce qui est raconté par Tom Wolfe dans Acid Test. Le but était de voir comment la société américaine allait réagir à la « spontanéité du LSD ».Un peu dur à lire le bouquin, car écrit en partie sous l’emprise de la substance. Mais on y croise plein de gens, dont les Beatles.


Le bus

Les Pranksters rencontrent ensuite Timothy Leary, qui prône la thérapie par les hallucinogènes, notamment en en donnant à des prisonniers, et a fondé une secte sur le même thème.

Côté musique, les Grateful Dead sont financés à leurs débuts par Owsley Stanley, qui tient son argent de son « usine à LSD » dans son sous-sol.


 

Armistead Maupin

quartier: Russian Hill (?)

Bon, je sais pas où le mettre. La plupart des gens le classent dans la Beat Generation.


Ouvertement gay, Maupin est connu pour Les chroniques de San Francisco, qu’il a écrites en épisodes dans le San Francisco Chronicles.  L’histoire est celle de Mary-Ann Singleton, qui sort de son trou dans l’Ohio pour venir habiter à San Francisco. Elle trouve une chambre au 28 Barbary Lane, chez Anna Madrigal, une excentrique qui fait pousser de l’herbe, et sympathise avec les autres locataires, comme Mona la hippie bisexuelle ou Michael le gay sympa.

Barbary Lane n’existe pas mais serait inspirée soit de Macondray Lane, soit de Napier Lane, où je suis allée.

Napier Lane, si, si, c'est une rue, y'a des maisons à droite

Par Bibsa - Publié dans : ... en vadrouille
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Samedi 21 mars 2009

Pendant 3 semaines, je m’en suis mis plein la panse. Ma panse d’ailleurs n’a pas trop aimé, et j’ai encore mal à l’estomac à chaque fois que je mets un truc dedans. Mais ça devrait aller mieux, j’ai acheté des légumes, enfin UN poireau, mais on se refait pas, hein.

Bref, tout ce qu’on a ingurgité se divise en plusieurs catégories : (ça va être long, on a fait que manger)

-Les burgers

Ben oui, obligé.

Déjà, les pas bons (pour la santé) : on a mangé 2, 3 fois chez MacDo, parce-qu’il y en a toujours un pas loin de l’hôtel pour les soirs d’épuisement total, et que c’est pas cher (on a fini le séjour avec nos deux cartes bleues bloquées). Mine de rien ils sont meilleurs qu’en France. J’ai bien aimé le Deluxe, avec dedans un steak qui ressemble à de la vraie viande, et de la salade qui a une bonne tête (merci respectivement aux hormones et aux OGM).

Le meilleur hamburger que j’ai jamais mangé, et le premier de ce voyage (on s’y est traînés après l’avion après avoir lu des avis sur le net) vient de chez Schnipper’s (620 8th Av, NYC). De la viande au bon gout grillé, des pitits oignons frits, du fromage… Tout ça avec des onion rings. Miam ! Par contre l’ambiance « cantine géante » est pas top : tout est blanc avec des néons à fond (dur après 8h d’avion), et on mange dans des boîtes. C’est tellement grand qu’on a un bipper qui sonne quand c’est prêt et qu’on peut aller chercher la bouffe.


Le "Schipper's Classic"


Pas mal aussi les burgers de Polker’s (2226 Polk Street, SF). Là-bas la déco est sympa, mais comme à la table d’à côté un rougeaud soul recrachait-vomissait tout ce qu’il mettait dans sa bouche, on a décidé d’emporter finalement. On a aussi testé Burger Joint (5 différents à SF), pas mal du tout.

Moi je gaspille, je jette les frites. Parce qu’ils laissent la peau (berk !), que j’ai plus faim après avoir mangé une demie vache, et que je vais pas demander un doggy bag pour des frites.

 

- La seafood

La bouffe de la mer. J’ai commencé doucement par un fish sandwich (poisson pané dans du « pain ») dans un bar de la Cannery, ancienne usine de boîte de conserves sur le front de mer de San Francisco.

On s’est ensuite fait plaisir en allant chez Pesce, souvent classé dans les cinq meilleurs restos de seafood de San Francisco, et qui se trouvait en plus à 20 mètres de l’hotel. On a partagé des linguinis au crabe (hmm), et des spaghettis au homard (hmmmmmmm). Les spaghettis au homard c’est pas la sauce qui est au homard, c’est des spaghettis avec un demi-homard dessus. Tout ça pour 16$ le plat (12€). J’ai jamais aussi bien mangé de ma vie je crois. C’est la première fois que je goutais du homard, et je serais bien revenue le lendemain. Le dessert « boudino » est le meilleur que j’ai jamais mangé, et même senti. Une sorte de pain perdu à la vraie vanille à se damner.


Lobster spaghetti


Quelques jour plus tard on est allés au resto d’à côté dont j’ai oublié le nom, commander cette fois un homard entier chacun, c’était par contre plus cher et moins bon.

Comme c’est la saison, j’ai aussi mangé du crabe, sous forme de Crab Cake Sandwich chez Boudin. Ne riez pas, il est connu Boudin !

C’est Isidore Boudin qui a construit une boulangerie à San Francisco en 1849. Il a commencé à faire du pain Français avec des levures élevées dans le coin, qui donnent un goût aigre au pain, à cause du climat humide et brumeux. De là est né le sourdough, dont les locaux sont fiers. Bon j’aime pas trop. C’est le goût aigre que j’aime pas en plus, celui qu’on a des fois les jours de pluie chez le boulanger local, en plus fort.


Boudin Bakery


Par contre manger à la boulangerie c’est sympa, tout est vitré pour qu’on voie travailler les employés, et le pain voyage du four au resto dans des paniers qui circulent au plafond.

Bref le crabe. Délicieux. Et puis mon sandwich crabcake, avocat, salade, m’a donné l’impression de manger sain. Et les frites de mon chéri, toutes mini comme des fritelles, étaient délicieuses.

 

- Le petit-déj

Là on a fait fort. D’habitude on ne mange pas, ni l’un ni l’autre, le matin, un café et c’est tout. Là, sur les conseils pressants de plusieurs habitants, on s’est rendus dans le Tenderloin, le quartier qui craint de San Francisco (mais bon, on a rien vu, on est juste allés manger) pour aller chez Dottie’s (522 Jones St). Là-bas le brunch est une institution.

Tenez vous bien, voici le contenu de mon petit-déj :

-café à volonté

-2 toasts (épaisseur 1,5cm) de pain au lait et à la ciboulette

- œufs brouillés (4 à vue de nez), avec saumon fumé, câpres, tomates, poivrons,  fromage frais

- patates sautées (genre 300g)

Mon chéri a eu la même chose avec à la place des œufs brouillés une omelette au fromage de chèvre et au cheddar.

J’ai mangé la moitié, c’était diablement bon, et puis j’ai pris le reste dans une boîte pour le soir. Par contre j’ai failli m’évanouir en attendant le bus.


P'tit déj gargantuesque chez Dottie's


 

- Les douceurs

On a pas souvent mangé de dessert, petits estomacs européens oblige. Mais je me dois de vous montrer le cheesecake de la Cheesecake Factory (8e étage de Macy’s, San Francisco). Un bon shoot de sucre sur une terrasse avec vue sur la ville, que demande le peuple. Tout fait envie sur la carte (à l’Oréo, au caramel, au beurre de cacahuètes, à la fraise, au miel…) mais on s’est décidés pour banane et choco-coco, arrosés d’une bonne dose de chantilly.

Là encore on a passé le reste de la journée à moitié malades.


Banana Cheesecake à la Cheesecake Factory


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A part ça encore de la junk food, dont d’innombrables tranches de pizza, parce que c’était bon, pas cher, et à côté de l’hôtel, des Tic-Tac à la cannelle…

 

Et pour finir, si vous voyagez un jour avec American Airlines, prévoyez à manger ! On a eu une portion riquiqui et immonde… Sur les vols intérieurs y’a même pas de bouffe, mais au moins les cacahuètes sont gratuites.

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PS pour Marion : chez United Airlines on peut écouter les conversations entre la cabine, la tour, et les autres avions, trop fun ! C’est là que je me suis rendue compte qu’un atterrissage en fait c’est long à prévoir.

Tu fais ça toi ? Répéter « 11785 zoulou, maintain, maintain ! » « 11785 zoulou turn left » pendant des heures ?

Y’a même pas eu de stewart de notre connaissance, pff !

Par Bibsa - Publié dans : ... en vadrouille
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Vendredi 20 mars 2009

On se refait pas, je suis une geek. On a donc bravé le froid Bostonien pour nous rendre au musée du MIT (Massachusetts Institute of Technology), repère de certains des êtres les plus intelligents de la planète.

La visite commence bien : je sais pas si c’est de nous voir frigorifiés, ou parce qu’on arrive une fois après la fermeture, mais le vieux à l’entrée, après avoir essayé en vain de nous faire dire qu’on était encore étudiants, nous a fait entrer pour le prix d’un tarif djeun (soit 6$).


Thinking Chair


On commence par l’étage « robots », où on se dit tout de suite que ouah quand même, ils sont vachement intelligents ici. En vrac des tas de mains robotisées, des robots qui marchent – ou sautillent – tout seuls sans tomber… Parmi tout ça des trucs connus, comme le module de commande d’Apollo.

Ensuite on arrive à la partie hologrammes. Le MIT a la plus grande collection du monde (environ 15000), mais on n’en voit qu’une dizaine. Ils sont franchement incroyables et on se prend au jeu de passer sa main dedans comme des débiles pour voir si c’est pas des sculptures en plastique, en vrai. J’ai eu un gros coup de flip en avançant vers un tableau tout noir pour en voir sortir un geek qui me fixe.


Raaaaah!


Viennent ensuite les machines de savants fous, bizarrement poétiques, comme « Thinking chair », la petite chaise jaune qui marche pied par pied sur un rocher, ou les bouts de ferrailles entremêlés sans cohérence visible.

En dernier on traverse les salles qui contiennent de vieux appareils photos et caméras, ainsi qu’une explication de l’ADN tout en Legos.

Dans l’entrée, un dernier hologramme grandeur nature de Bob Marley nous impressionne une dernière fois.




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A San Francisco aussi, il y a un palais du geek. Beaucoup moins prestigieux bien sûr, puisqu’il est destiné au grand public. Il s’agit de l’Exploratorium, qui se trouve derrière le joli Palace of Fine Arts. Le palais en fait, quand on regarde de près, est en béton. Aaaah les Etats-Unis…

L’Exploratorium est un immense hangard qui contient plus de 1000 expériences à faire soi-même et trucs à tripatouiller. Le ton est donné dès l’entrée, c’est le jour de la Parade en l’honneur de Pi.

Des tas de thèmes sont abordés, le plus intéressant étant les effets d’optique. On peut faire disparaître son chéri en agitant la main pour ne laisser que son sourire, comme un Cheshire Cat. On avait déjà fait beaucoup des expériences ailleurs, comme au Palais de la Découverte, par exemple tout ce qui explique le son, le magnétisme…


Là je me détends dans un monde tout jaune (2 minutes, après j'ai été claustro)


On y a quand même passé 3h, mais on n’avait que ça à faire, vu que notre avion décollait à 22h (pfff). J’ai finalement craqué : un samedi, jour des enfants, on se serait crus dans une cour de maternelle à l’heure de la récré, tout simplement insupportable.

Par Bibsa - Publié dans : ... en vadrouille
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Jeudi 19 mars 2009

Les gens, je suis de retour. Et complètement noyée dans la lessive. Trois semaines de fringues, 2 personnes, tout est sale. On a eu la flemme de faire la lessive, on est des gros crados. En même temps la lessive, ça occupe, parce-que je suis complètement déboussolée. Ma journée habituelle c’est de me lever à midi, et de passer la journée à jouer à la DS devant la télé, ou lire, et chercher du taf sur le net. Hier, malheur, à 3h du matin je pète la forme. Saleté de jetlag. Mais je me plains pas, hein. Faut dire aussi qu’entre l’avion San Francisco-NYC et l’avion NYC-Paris on a dû dormir 24h d’affilée au moins.


Boston, sous la neige


Faire San Francisco après Boston (où on est allés seulement pour voir l’expo Obey) ça fait bizarre. Boston, tempête de neige, un froid incroyable et les pieds mouillés, 7h d’avion et puis la Californie, les petites fleurs dans les arbres, le soleil et les oiseaux qui chantent. En fait oui, finalement c’est grand les Etats-Unis.

Je vous raconte un peu tout en vrac. En fait on a fait à peu près un quartier par jour, alors si je raconte dans l’ordre ça va faire guide de voyage.


Lombard Street, la rue la plus "tortueuse" des Etats-Unis


Pour vous mettre dans l’ambiance, fredonnez-vous ces deux chansons que j’ai eu dans la tête à chaque instant (raaaaah) pendant 15 jours : « L’Amériqueuh, L’Amériqueuh, je veux l’avoir… » et « C’est uneuh maison bleuuuuue, acrochée à la colline… ». Vous êtes contents, hein, maintenant vous allez y penser toute la journée au bureau.

Le gros problème de San Francisco, pour moi, mais ça fait son charme bien sûr, c’est les collines. Ca monte, et puis ça descend, et puis ça monte. Et pas qu’un peu en plus, jusqu’à  30% dans certaines rues. D’autres ont carrément été remplacées par des escaliers. Et pour les voitures il y a la portion de Lombard Street en zigzag, la pente était trop dangereuse. C’est de là aussi que vient le Cable Car, inventé par un ingénieur anglais après qu’il ait vu un « tramway à cheval » dévaler une pente et se fracasser en bas.

Avec tout ce sport, maintenant je suis « dynamique », et je vais chez Monop’ à l’ouverture, sans être essouflée… Pfffff…


Le Vesuvio, café de la Beat Generation


Mis à part les trucs touristiques dont je vous parlerai plus tard, sinon ça va faire long, j’ai adoré l’ambiance. On était toujours détendus, mais alors détenduuuuus… Les gens sont tous adorables, prêts à aider. Beaucoup parle un peu Français, du serveur latino qui nous a dit « so, the lobster, ça déchire ? » au couple gay assis à côté de nous à bronzer au café Flore, à côté de la folle au chat, qui a proposé de nous aider si on cherchait quelque chose.


Le mélange des gens est super drôle. Entre les vieux hippies (des vrais !), les gays « YMCA », les zonards, les latinos, les chinois, la jeunesse riche, la beat generation… Ils ont tous leur quartier mais se mélangent un peu le soir. Pour la jeunesse riche on a rencontré Melissa, avocate. On fumait devant un bar quand elle est arrivée en tenue de sport, après 1 journée à la salle de gym, complètement soule. Bon, ça l’a pas aidée de boire avec nous après.


Une rue de Haight-Ashbury, le quartier hippie


Bonne nouvelle : je comprends ENFIN l’accent Américain sans problèmes.


Bon, je vous raconte plus en détails plus tard… Ce pauvre article n’a ni queue ni tête.

Par Bibsa - Publié dans : ... en vadrouille
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