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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 16:43

Les gens, je suis toujours là. Je sais, j'ai disparu tellement longtemps qu'Overblog a même mis des pubs sur mon blog, pour rentabiliser. Je n'avais plus rien à vous dire de Liverpool ; brique après brique j'avais fini par overdoser de cette ville. Mais le changement tant attendu est enfin arrivé sous forme d'un nouvel emploi, de traductrice cette fois, pour une super boîte de jeux, et surtout ailleurs : en Irlande ! Attention, pas au Nord, ça serait trop facile, non, au Sud, en République d'Irlande, Éire pour les intimes.

 

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Nous partons donc vivre à Cork, à la fin du mois. Cette ville est tout simplement parfaite. Enfin pour l'instant, vu que je n'y ai passé que deux jours, le temps de réussir brillamment mon entretien d'embauche. Cependant, en deux jours, on peut voir beaucoup de la ville, qui est à taille humaine, mais pas trop petite non plus.


Je vous passe l'horreur administrative qui m'attend, nouveau pays, retour à l'Euro, nouveau compte en banque, nouvelle sécu, etc. et je vais plutôt vous parler de cette adorable ville. Attention, l'étude comparative avec une certaine ville du Nord de l'Angleterre est à redouter.


 

DSC01746Mouhahahahahahaha


Corcaigh (prononciation ici) est une vraie vieille ville, tout au sud de l'Irlande, dont le centre se trouve sur une île au milieu d'une rivière. Chaque rue de ce centre-ville en fait (ai-je appris d'un serveur dans un pub irlandais de Liverpool) est en fait une rivière, ce qui fait qu'on peut s'attendre à être inondé en automne si on habite au rez-de-chaussée.


Les façades sont colorées, de couleurs pastel, les noms des rues ont la fraîcheur du gaélique, les filles ne sont pas oranges et sont même bien habillées, les fringues dans les magasins sont normales, et surtout... surtout... -tenez-vous bien mes amis expatriés au Royaume-Uni, vous allez être jaloux-  il y a un marché à faire pâlir d'envie un français. Ai-je précisé qu'à Liverpool on ne trouve pas trace d'un fromage français autre que le camembert, d'un saucisson, d'un cabillaud frais ? Dans ce marché donc, je suis devenue hystérique. Regarde ! De la raclette ! Du comté ! Ooooh des tas de poissons ! Une lotte ! Des crevettes ! Des soles ! Des raies ! Et plus loin, de mieux en mieux, du saucisson ! De la rosette ! Des rillettes, de l'andouillette, des saucisses de Strasbourg ! Un vrai rêve... Si en plus ils ont du bon chocolat au supermarché je deviendrai folle.

 

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Et les gens alors ? Les gens sont incroyablement gentils. Le pays des bisounours. Tout le monde est souriant, prêt à aider, et cet accent chantant est du miel pour mes oreilles, après deux ans en scouseland. Bon évidemment, quand ils parlent en Gaeilge (langue qui a la particularité de ne pas s'écrire du tout comme elle se prononce) je ne comprends rien. Mais je suis bien décidée à apprendre.
 

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Maintenant, la course commence. On a trois semaines pour faire les cartons, nettoyer l'appart, en trouver un à Cork -visites prévues en fin de semaine prochaine, et surtout déménager. Et avec un chat qui ne peut pas prendre l'avion avec Ryanair (c'est con, c'était 40 minutes et 20€), on doit prendre le ferry, à l'ancienne. Ce qui donne : aller chercher le van de location à 40 minutes du centre de Liverpool (non, il n'y a pas non plus d'agence de location dans le centre qui propose des vans, il n'y a rien ici), le ramener à l'appart, le charger, rouler 5h vers Pembroke, au Pays de Galles, prendre le ferry pendant 4h (et il part à 3h du matin), arriver à Rosslare en Irlande, rouler 3h vers Cork... Décharger la voiture, dormir vite fait, refaire le trajet dans l'autre sens pour rendre le van (sinon c'est hors de prix), re-dodo vite fait, et hop, dans l'avion pour Cork. Autant dire qu'une fois que j'y suis, je n'en bouge plus. Enfin si, en avion, pour aller voir la famille à La Rochelle par exemple, avec un avion direct.

 

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Plus de nouvelles plus tard donc, quand la tempête administrative se sera calmée. C'est bien en Irlande aussi, on ne paie pas l'eau, ni de council tax, youpi ! Ce qui signifie (ça et le fait que mon salaire double au passage) qu'on peut louer une jolie petite maison, avec cour et deux chambres...

1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 11:49

Le remède miracle contre la gueule de bois, tout anglais le sait, c'est le full English breakfast, une plâtrée de protéines baignant dans du gras. Je ne me suis jamais sentie en état de tester ses effets curatifs, mon estomac ne me permettant pas de manger comme un ogre après une nuit de folie. Par contre les petits gros déj sont servis jusqu'à 15h le dimanche, donc pour un brunch tardif une fois l'estomac rétabli, c'est parfait.
Ils étaient tout étonnés, au Shipping Forecast, de nous voir avant la nuit tombée (mais n'oublions pas que la nuit tombe à 15h30 l'hiver ici). Une demi-heure d'attente pour les petits déj ? Pas de problème, on va prendre une pinte -une demie pour moi en fait- en attendant. La table d'à côté reçoit ses assiettes (après moult plaintes à la serveuse, qui pourtant les avait prévenus), et l'odeur de friture me fait baver sur la table. La fille a pris le 'petit déj de hippie', qui est comme celui que je vais vous présenter, mais sans bacon et avec une saucisse de quorn à la place de la vraie saucisse. Après une très bonne demi-heure d'attente, voici la bête :

 

Miam miam !

 


Hé, revenez ! Comment ça vous avez eu un haut-le cœur et vous êtes allés prendre l'air ? Un peu de solidité que diable ! Alors qu'avons-nous sur cette très grande assiette, si artistiquement garnie (lol, comme disent les jeunes) ? Tout en haut, vous aurez reconnu une demi-tomate. Je l'ai pas mangée, na. Parce que j'aime pas les tomates. Et puis trop de légumes c'est pas bon. Les deux petits triangles dorés qui touchent la tomate sont des hash brown (de hashed brown potatoes), simples galettes de petits bouts de pommes de terres pressés, indispensables au petit déj.

 

À trois heures et quart sur l'assiette, deux mignons petits toasts de pain de mie aux céréales, tartinés de beurre. À gauche du pain, je veux bien admettre que cette chose hideuse posée sur les saucisses est assez répulsive. Il s'agit en fait d'un gros chapeau de champignon. Sous cette chose gluante donc, les saucisses, deux. Des saucisses Cumberland classiques, épicées comme il faut. Au dessus des saucisses on trouve quatre ou cinq tranches de bacon parfait, pas trop grillé. Deux œufs au plat sont délicatement (?) posés sur le dessus, et une louchée de baked beans (de chez Heinz™, les meilleurs) ajoutent un petit côté 'bon pour la santé' non négligeable.

 

En plus la déco est jolie

 


Alors qu'en est-il ? Avant de vous donner mon avis, et afin de vraiment vous retourner l'estomac, je vous précise que TOUT (sauf le pain) est deep-fried, c'est à dire frit dans dix centimètres d'huile. Léger, donc. Bref, j'ai adoré ce tas de viande. Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai laissé la tomate. Et le champignon aussi, qui était trop 'gluant' à mon goût. J'ai quand même mangé autre chose que de la viande avec les baked beans, qui sont très très bons en Angleterre, tout sucrés. Le bacon était parfait, le pain idéal pour saucer le jaune d'œuf et les saucisses avaient un bon goût de grillé sans être noircies.

J'ai faim.

Après approximativement 900 calories (sans rire), et une bonne dose de gras, je me sens de très bonne humeur et en pleine forme. Je pensais honnêtement m'écrouler ensuite pour faire la sieste, mais que nenni, je suis restée éveillée toute la journée et je n'ai rien grignoté. Ce petit déj était à l'origine consommé par les ouvriers pendant la révolution industrielle. Ils mangeaient 3 000 calories le matin, et les dépensaient dans la journée. Un peu trop pour un dimanche inactif donc, non ?

Et puis le soir, je suis restée dans le thème anglais avec un sympathique accompagnement pour une soupe : le scotch egg. Je vous l'avoue tout de suite, ceci est sensé se manger froid et en snack, plutôt que chaud et en repas, mais chaud c'est meilleur. Et vu la taille de la chose et mon petit déj du midi, je ne me sentais pas de manger plus. Bref, le scotch egg c'est ça :

 

 

  Haha, je vois votre air dégouté derrière votre écran...

 

Un œuf dur sans coquille, avec autour de la farce de saucisse, et de la panure. Miam miam. Je crois que ce qui me plaît le plus c'est son aspect, qui, je le sais, dégoute les français. Celui-ci vient de chez Mark & Spencer, et est donc en fait particulièrement joli et appétissant, et contient un œuf entier. Les versions moins chères sont de la taille d'une balle de golf et le blanc et le jaune sont reconstitués.

Pour la petite histoire, le scotch egg a été créé par Fortnum & Mason, épicerie de luxe de Londres, en 1738 pour servir de snack aux conducteurs de calèches qui partaient vers l'ouest (et ne me demandez-pas pourquoi pas ceux qui vont dans d'autres directions). Il était à l'époque fait avec une viande plus corsée plutôt comme du pâté de campagne, et l'œuf était plus petit. Pour le goût, c'est très difficile de vous expliquer. Je suppose que l'on aime ou que l'on déteste. La texture fait beaucoup, avec la différence entre la croûte croustillante, la chair fondante et l'œuf bien ferme. J'adore.C'est aussi bizarrement addictif. J'en mangerais bien un autre, là, tout de suite.

 

Autant vous dire que ce dimanche, après avoir mangé tout ça, j'ai dormi comme un bébé

Et j'ai très très faim maintenant.

30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 11:51

On a décidé de braver le froid ce weekend, pour un petit tour à Lark Lane. On nous promet une jolie rue bohème, offrant des boutiques originales, des petits restos délicieux, des produits frais et des pubs typiques. Alléchant, donc. En même temps, vous avez déjà compris que si je commence comme ça, c'est que je suis déçue. J'aurais pu m'en douter, étant donné qu'une Lane est une petite allée.

 

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A vingt minutes en bus du centre-ville, dans le quartier d’Aigburth, on reconnaît Lark Lane par les panneaux défraîchis qui l'annoncent et les marchands de légumes posés à l'entrée de la rue. Ensuite s'enchaînent les restos de tous pays, et un nombre incroyable de vendeurs de journaux/cigarettes/nourriture. Quelques petites pépites au passage quand même : The Amourous Cat Bookshop, petite librairie d'occasion, le délicatessen Moon & Pea qui offre de délicieux sandwichs 100% produits frais, et des repas plus costauds dans leur resto d'en face, très chaleureux, plein de livres qui traînent et de jeunes qui rigolent.

 

http://lh5.ggpht.com/_WulyTulixkg/TUVFwvmxHCI/AAAAAAAAAp0/uCP5Ivnk53Q/s720/DSC01560222.jpg"Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction." (Saint-Exupéry)


Le plus vieux pub, le Albert, est maintenant plutôt beauf, et on est ressortis dès que dans l'entrée un Scouse nous a hurlé dans l'oreille avec une haleine lourde de bière. Le bar à vin-resto Keith, par contre, a de très bonnes critiques malgré la devanture qui a connu de meilleurs jours.

 

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Le meilleur reste quand même cette cuisine, dont je ne retrouve évidemment pas le nom, où la dame prépare ses gâteaux et ses sandwichs comme à la maison, pleins de bonnes choses, de gras et de sucre. On est passés deux fois devant la vitrine pour baver...

 

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Et voilà, on a déjà traversé la Lane. Mais ça tombe bien, nous voici arrivés à Sefton Park,  pour un petit tour dans la nature, et la brume. La rivière est gelée, et on a passé quelque temps à taper dessus avec un bâton, et à faire de la musique en faisant glisser des trucs dessus. Les pauvres canards sont réduits à rester sous les fontaines, tassés tous ensembles.

 

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Sefton Park est connu pour la Palm House, œuvre de Le Notre, qui est bien jolie mais ne vaut quand même pas celle de San Francisco... A l'intérieur il y a toujours des plantes, mais aussi un espace libre et une scène, étrange. Et dehors une jolie statue de Peter Pan, réplique de celle des Kensington Gardens de Londres.


C'est tous gelés qu'on a repris le bus, après une bière tout de même, pour retourner au centre-ville.

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 14:08

Alors, qu'est-ce que c'était ?

 

Bien évidemment, c'était le Père Noël, en jolie tenue, et avec son visage le plus diabolique :

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:07

Je sais, ça fait un bail, hein... Je m'habitue tellement à cette ville que plus rien ne me surprend, ce qui me fait passer à côté de fautes de goûts monumentales et d'anecdotes marrantes.
Je m'étais dit que, quand viendrait le temps des décos de Noël et autres animations supra-kitch, je pourrais vous balancer des photos en vous disant 'ouh, vous avez vu comme ça craint !'. Mais -oh, surprise- les décos sont exactement les mêmes que l'année dernière... Le même château du Père Noël avec manchots sur les ramparts, les mêmes loupiottes avec joueur de foot clignotant qui tape dans un ballon... Et même pas de manchots à chercher dans la ville.

Deux jolies suprises quand même, situées à...hem... un mètre l'une de l'autre...
La première, c'est vous qui allez me dire ce que c'est, allez hop, faites vos propositions (mais vous ne gagnerez rien...) Attention... C'est quoi ça ?

 

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Et si, bouche bée devant ceci, on effectue une petite rotation de 120° vers la droite, on tombe sur le kitch assumé, le top pour tout collectionneur de boules à neige qui se respecte, la boule à neige géante dans laquelle, pour l'exorbitante somme de 8£, on peut rentrer (tout seul, si on veut ses amis ça sera 8£ chacun) (et il y en a un qui doit rester dehors pour faire des photos).

Et quel est l'intérêt de payer pour aller dans une fausse boule de neige quand il neige pour de vrai, vous pouvez me le dire ?


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Pas grand chose à dire non plus sur le marché de Noël. On y trouve tous les grands classiques des fêtes (attention, sarcasme) : la paëlla, la tartiflette, des dizaines de stands de bratwurst, etc. Même pas le faux-fromager français de l'année dernière, qui aurait pu assouvir mon envie de raclette. Il a dû fuir à Chester où, parait-il, se trouve cette année un marché de Noël victorien, qui propose sûrement les mêmes produits pourris, mais dans des plus jolis cabanes.

 

http://lh3.ggpht.com/_WulyTulixkg/TQzmSq887xI/AAAAAAAAAl8/_15taygC19E/s512/DSC01447.JPGOh... Y'a des trucs bizarres aui tombent du ciel...

 

Je me régalerai de produits français la semaine prochaine, encore une fois à la campagne où je vais m'ennuyer, encore une fois, comme un rat mort. Vous vous rendez compte que, si lourde est la nourriture anglaise, quand je rentre pour les fêtes manger des tonnes de la cuisine au beurre de ma maman je perds des kilos ?? En mangeant dix fois plus que d'habitude des légéretés à base de beurre, farce, foie gras, fromage et autres... Bref, à moi tout ce que je ne trouve pas ici : la raclette, le couscous, le foie gras, le petit vin blanc...


Sinon, regardez qui j'ai rencontré l'autre jour. Au fait, n'achetez pas son livre, il n'est pas drôle, et plutôt très longuet. (Si j'avais su, je n'aurais pas fait la queue deux heures dans le froid).

 


Je vous retrouve pour les fêtes donc, histoire de me plaindre comme tous les ans que je m'ennuie. Priez quand même pour que mes avions décollent sans problème, rien n'est moins sûr. 

Il faut aussi que je vous montre les cadeaux typiques (et kitch) que j'ai achetés, mais après Noël, dès fois que ma famille lise mon blog...

4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 14:20

À Liverpool, Halloween est un peu différent de ce à quoi on pourrait s'attendre. Peu de sorcières, monstres et zombies, à part chez les moins de 15 ans. À la place, la nuit Liverpoolienne est hantée de filles très très peu couvertes -moins que d'habitude, c'est dire- et de garçons qui rivalisent d'idées dans le grand n'importe quoi.

  

Vous ne trouverez pas de photos des filles ici, il y a des sites pour ça. Non, non, je n'exagère pas... Entre la troupe de lapins Play-boys en shorty/soutif, les danseuses orientales et toutes les variantes de la dame en résilles et micro-jupe, il y a avait de quoi affoler le mâle. L'un d'eux, à la sortie du taxi, a déclaré : "Halloween c'est bien, les filles sont déjà à poil et soules, y'a plus qu'à choisir". Ce jeune homme avait d'ailleurs raison. Plus tard dans la soirée les filles révèlent leur absence de culotte en se faisant traîner par leurs amis plus résistants à l'alcool vers un taxi.

  

J'ai préféré les couples qui ont des bonnes idées, fille en robe de mariée ornée d'un trou béant et sanglant, accompagnée du marié en queue de pie et haut-de-forme, exhibant ses dents de vampire.

 

J'ai aussi bien rigolé devant certains déguisements qui laissent sans voix. Ici tout est possible pour Halloween, on va louer un costume de n'importe quoi (et tout se trouve) et c'est parti ! On a croisé une bouteille de champagne, un ghostbuster (grand classique), des hommes en superwoman, et même toute une boîte de Crayola...

 

 

Le bleu n'a même pas de trous pour les yeux, et le gris buvait à travers le tissu...

 

Et ces jours-ci Pete Carr s'attaque aux fautes de goût, avec sa série Nightlife. Allez voir !

21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:29

Ohh mais tu sens bon toi !

 

 

 

 

La prochaine fois, l'éternuement en direct !

18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 13:18

En ce moment, et jusqu'à début décembre, c'est la biennale de Liverpool. Biennale ça veut dire "qui revient tous les deux ans" (je ne vous prends pas pour des abrutis, ma maman m'a demandé). Alors qu'est-ce qui revient tous les deux ans ? L'art. La ville organise des prix, accueille des installations étonnantes et ouvre ses bâtiments abandonnés, ses musées et ses rues aux artistes et aux visiteurs. Le thème cette année c'est Touched. Le principal, que vous aimiez ou pas une œuvre, c'est qu'elle ne vous laisse pas de marbre. Même si vous pensez 'euuuurk' ou 'hein??', le but est atteint. Si vous oubliez complètement que vous êtes allé voir telle ou telle chose, c'est raté.

Tout commence dans l'ancien magasin Rapid (sorte de Leroy Merlin), en face de l'église bombardée. Dans le hall, on peut s'installer dans des petits chalets confortables au milieu de faux arbres pour lire la doc sur les artistes ou le guide complet de la biennale (qu'il faudra acheter sinon).

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Le magasin en entier est occupé par la biennale. Au rez-de-chaussée, en plus de l'accueil et du magasin de souvenirs, on peu explorer la totalité de l'ancien magasin, échantillons de papier-peint, rampes d'escalier, lustres et autres pubs pour peinture en prime. Au premier étage, l'expostition change régulièrement. Quand j'y suis allée, au début de la biennale, il n'y avait qu'une immense pièce vide et une toute petit télé avec des gens qui parlaient en espagnol dedans.

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Retour au rez-de-chaussée. En se faufilant dans un petit couloir derrière les vitrines, on arrive à une série d'expositions originales. Dans la première pièce, un artiste chinois vous propose de lui donner vos vêtements troués (ou votre nin nin), et les racommodera en laissant des fils colorés bien visibles.

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Dans la pièce suivante, c'est un hommage au pays du monde, ainsi qu'une salle de jeux pour enfants, qui donne envie de mettre de la couleur chez soi. Des séries de tongs aux couleurs des drapeaux du monde sont allignées le long de la vitrine, et même les meubles et les murs prennent un côté patriotique.

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Ensuite, rien de bien intéressant, on est donc partis faire le tour de la ville.

Dans Parr Street, les petits nounours de l'article précédent ont été rejoints par une expo qui leur est dédiée, que je ne verrai sûrement jamais. Toujours fermée pour des raisons mystérieuses, elle se situe à l'étage d'un faux magasin de disques "Never Records", et je commence à trouver génant de demander aux gens de cette expo si les nounours sont toujours indisponibles.

En face, tout un bâtiment est occupé par Squat Liverpool (qui donne une vie aux bâtiments désaffectés avant leur réhabilitaion), en association avec l'association new yorkaise Never Empty. C'est une immersion dans des installations sonores qui nous attendaient dans ce labyrinthe de briques.

À l'extérieur déjà, on se demande où se trouvent ces travaux qu'on entend en passant devant le bâtiment. Marteaux piqueurs, coups de pioche... Et non, il n'y a rien, juste des haut-parleurs. Au RDC, on est invité à écrire à la craie sur un tableau noir qui chuchote en réponse. Au sous-sol, dans le noir total, on est effrayé et fasciné par une gigantesque machine arcachnéenne, de multiples bras qui tournent dans un grand bruit méchanique, ornés de petites lumières rouges, comme des centaines de petits yeux.

Sur deux étages, les installations s'enchaînent. Films kaleidoscopiques, cercueils qui jouent l'hymne americain pour 10 pence, tourne-disques qui jouent des voix enregistrées à côté de disques qui flottent.

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D'autres installations sonores se trouvent un peu partout dans la ville, dans des bâtiments abandonnés, ou des lieux peu explorés comme un parking situé dans un ancien entrepôt.

Il y a aussi ce qui restera dans la rue quand la biennale sera partie. Les années précédentes ont apporté à la ville des œuvres comme le bâtiment à la façade qui tourne, les statues sur la plage de Crosby, la sculpture de boules moches, ou les questions peintes sur les murs (comme celle-ci, liste ici).
Cette année, c'est une petite pagode qui est tombée du ciel entre deux bâtiments derrière chez moi. Souvent, les gens armés de leur plan de la biennale ne la remarquent même pas, et pensent que c'est la phrase l'œuvre d'art.

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Un lieu incontournable ? Le Bluecoat, situé dans le plus vieux bâtiment du centre ville de Liverpool (doté entre parenthèses d'une adorable petite cours verte, où on peu venir bouquiner tranquillement sous un rayon de soleil). En ce moment on y trouve un bed-in (on reste au lit et on refait le monde), réplique de celui de John Lennon et Yoko Ono au Hilton d'Amsterdam. Tous les jours des gens différents investissent le lit et parlent de choses graves ou légères. Je ne suis pas encore allée voir, je vais remédier à ça.

Sur les deux étages du Bluecoat on trouve tous les genres d'expo, de la très nulle à la WTF, comme le vestiaire du Liverpool FC reconstitué et habité de peluches de panda géant, et de télés qui diffusent la vidéo buzz de la maman panda qui a peur quand son bébé gigote.

 

© Northwest is Best


On se faufile ensuite dans un escalier encombré de rubans pendant du plafond, qui chatouillent le crâne, pour arriver dans une pièce entièrement remplie de milliers de larges rubans colorés, rappelant ce qu'on trouve dans les maisons folles des fêtes foraines. On se perd dans une salle aux dimensions indéfinies, on se retrouve devant une fenêtre, puis face à face avec un autre visiteur, ou devant une sculpture étrange. J'ai adoré cette installation, ma préférée.

 

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Je vous reparlerai sûrement de la biennale, j'ai encore des choses à aller voir. Entre autres le bed-in, l'expo nounours toujours fermée, une épée géante suspendue au plafond, et une artiste japonaise qui découpe des petits bouts de papier du matin au soir depuis deux mois maintenant.

En attendant, allez voir des tas de photos sur le Flickr.

2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 12:29

Des petits nounours jouent à cache-cache dans Parr Street :

 

 

 

Une réplique d'ancien manège est de sortie dans Church Street :

 

 

 

La nouvelle petite chérie est vraiment trop mignonne :

 

 

 

Youhou ! Je peux jouer au footie !

 

 

 

21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 11:26

Ce weekend on avait décidé d'aller faire un tour au Heritage Market, qui se targue d'être le plus grand marché du Nord-Ouest, et se surnomme même "Camden 2". Et bien il ne doit pas y avoir beaucoup de marchés dans le Nord-Ouest. Et pour avoir habité un an à Camden, je peux vous assurer qu'il n'y a aucun point commun. Le Heritage Market se trouve dans un ancien bâtiment de docks, couvre à peu près la surface d'un terrain de tennis, et est complètement moisi. Au lieu des fringues vintages, cyberpunks et gothiques, des antiquités, des gadgets étranges, on peut acheter des laisses pour chien, des coussins John Lewis de fin de série d'il y a 3 ans, des bonbons achetés en gros et remis dans des sacs pour faire du profit, des produits ménagers à £1... On aurait vraiment dit un pound-shop.

 

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Mais cela nous a permis de découvrir les docks originaux, ceux qui n'ont pas été réhabilités en musés et restos, comme l'a été le Albert Dock (celui de la banière) qui accueille, entre autres, le Beatles Story et le Maritime Museum. Direction Stanley Dock pour nous. La première chose qui saute aux yeux, c'est la taille de ses bâtiments. Une dizaine d'étages, des centaines de fenêtres, de volets, de poulies... On imagine les cris des hommes, le bruit des moteurs, le métal qui résonne, le charbon, la vapeur... On voit les marchandises déchargées des navires être hissées grâce aux poulies. Bon, je viens de voir qu'en fait c'est le plus grand entrepôt en briques du monde. Et je vous rappelle que les briques ne poussent pas sur les arbres, mais sont fabriquées, quel boulot (27 millions, hein)...

 

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Dès notre arrivée à Stanley Dock, on repère un tout mignon petit pont levant, qu'on peut traverser en passant d'une petite cabane bleue à l'autre.
Au fait, pendant que je cherchais comment on appelait ce genre de pont (ce n'est pas un pont levant, je n'ai pas trouvé - basculant peut-être), j'ai découvert des trucs fous : un pont qui s'enroule sur lui-même à Londres (allez donc voir ça pour moi), et un pont rotatif impressionnant dans la banlieue de Newcastle  (j'irais bien le voir celui-là).

 

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Bref, on a exploré cinq secondes le très oubliable Heritage Market, avant de remonter (redescendre ?) la rivière Mersey jusqu'au centre-ville. La vue sur la rivière était bouchée par des palissades au niveau de Stanley Dock, avec interdiction formelle de faire des photos dans les interstices. J'ai appris plus tard que c'était à cause de l'équipe du tournage de Captain America, qui s'installait. Ils vont se servir du dock pour y mettre un sous-marin. Et Guy Ritchie se promenait dans le coin aussi, à la recherche de coins sympas pour Sherlock Holmes 2 (paraît-il). Tout ce qu'on a vu, nous, c'est un photoshoot avec des filles en lycra et perruques fluo.

En continuant vers le centre ville, on croise toujours les mêmes bâtiments de docks, abandonnés ou non (j'habite dans un bâtiment identique moi-même) (mais un petit, et propre). On croise aussi tout ce qui va avec, du vieux pub fermé au bar "à lumière rouge" pour docker.

 

Et puis on arrive dans le quartier plus chic, les immeubles de bureaux sont rutilants, l'architecture est moderne.

 

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On peut suivre les docks jusque chez moi comme ça, du plus abandonné au mieux réhabilité, mais il y a trop de pubs sur la route, ça fait mal aux jambes.