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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 10:47
Les anglais adorent le concept de développement personnel, c'est-à-dire de se cultiver et se perfectionner en dehors de la fac et du boulot. En gros ce qu’on fait naturellement, sauf que là il faut le considérer comme une perpétuelle évolution vers un être meilleur. A la fac on devait même noter ce qu’on faisait pour notre personal development.

Bref, pas du tout dans ce but en fait, je suis allée voir l’expo Warhol au Grand Palais. C’est cool à Paris y’a plein de trucs en ce moment, l’expo Lachapelle, la rétrospective Kandinsky, l’expo Une image peut en cacher une autre… Que je vais essayer de toutes aller voir.



Warhol donc. C’est la première fois depuis longtemps qu’ils réunissent ses œuvres, dont une bonne partie se trouve au musée Warhol de Pittsburg. Le problème c’est qu’il faisait des tableaux qui vont par série, et à Pittsburg ils en ont un bout, mais le reste est chez des gens (sûrement souvent les gens qui sont sur les portraits). Donc là, ils ont tout regroupé.

On commence par ce qui est certainement le plus connu : les portraits de Marilyn. Bon en vrai je suis pas fan du peinturlurage en 4 couleurs sur photo… Ensuite un portrait de Mao de 3m de haut, un Lénine terrifiant, des tas d’autoportraits… Ils exposent aussi les polaroids qui servaient de base pour les tableaux, dont ceux de Basquiat, Stallone…

Keith Haring et Juan, par Warhol

D’autres photos et portraits nous montrent le petit monde de l’art newyorkais des années 80 : Keith Harring, Lichtenchtein… A peu près tous les tableaux sont sur la même base (dans le style des Marilyn). Certains sont achetés par des gens riches (25 000 $ le premier panneau, 15 000 les suivants), très riche,s par exemple Rockfeller. On retrouve pas mal de familles royales, dont Diana, et de stars (Brando, Madonna, Elvis…). Et aussi, je dois l’avouer, des tas de gens que je connais pas.

Jackie Kennedy

Un mur d’écran produit un effet étrange en diffusant les « screen tests », qui sont des portraits filmés de 3 minutes, assez troublants parce que les gens qui posent en bougeant à peine, comme pour une photo en gros plan de leur visage, sauf qu’ils clignent des yeux.

On découvre aussi la fameuse technique de peinture à l’urine… Ben oui, l’urine sur de la peinture au cuivre, ça oxyde, formant de mignonnes petites gouttes (hem hem). J’ai adoré par contre la poudre de diamant sur les tableaux, ça brille de partout.

Basquiat qui s'est fait faire pipi dessus

Warhol, il kiffait la sérigraphie, au point de faire une toile où il a imprimé 116 fois le Christ, ou même du papier peint (à têtes de vaches par exemple).

"La dernière cène"

Bref, bref, bref, je pourrais dire une expo à ne pas manquer, mais comme elle finit lundi ça semble foutu. Je suis en tous cas bien contente de l’avoir vue, surtout que beaucoup de portraits ne sortent jamais.
20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 15:43
Mon chéri, non content de se promener partout pour prendre des photos de street art, s'y met aussi.
(Du coup ça pue dans l'appart)

Bref, voici sa première oeuvre, qui représente un pote (au Fish Eye bien sûr, il est pas comme ça en vrai).

Vous en pensez quoi ?


13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 15:42
C'est l'heure de la pause culture de Tata Bibsa !
Bon en fait, niveau culturel, on aurait pu voler plus haut.
Bref.

Hier soir avec Amélie on est allées au Café de la Gare. C'est le plus ancien et le plus connu des cafés-théâtres de Paris (un "s" à café ? ou à théâtre ? ou les deux ?). Un café-théâtre c'est comme un théâtre, mais petit comme un café, et pas un bar avec une scène. Je vous prends pas pour des cruches, c'est juste que plein de gens l'ignorent. D'ailleurs j'étais pas sûre avant de vérifier sur le net.
Rien que le lieu vaut le détour: le CDLG se situe dans une petite cour intérieure, près du BHV et de l'Hôtel de ville. Les autres bâtiments de la cour sont occupés par des cours de danse, c'était bien cool comme ambiance.
A propos, on s'est pas ruinées, c'est 10€ du dimanche au jeudi pour les moins de 26 ans. Sinon c'est quand même pas très cher, voir .



La déco est trop funky, on a l'impression d'entrer par les coulisses. Ne vous fiez pas à ma photo moche, et oui je sais, je devrais nettoyer l'objectif. C'est vraiment tout petit, du coup on est à 10 mètres maximum de la scène, et je me sentais un peu au cirque avec les bancs rouges et les escaliers jaunes. Les toilettes, très "nautiques" valent aussi le détour. Par contre si vous êtes un peu enrobé, vous irez faire pipi ailleurs, sinon vous serez coincé.

Alors la pièce. C'était "à suivre!". Je trouve l'affiche abominablement moche, c'est bête parce que les décors sont super jolis.

L'histoire c'est celle d'une fille tellement accro aux séries TV qu'elle passe sa vie à en regarder, elle cherche plus de travail, elle reste en pyjama toute la journée (un peu moi quoi).
Et un jour, il se met à se passer des trucs bizarres, un espion débarque chez elle, puis une espèce de Lara Croft, comme dans les séries en gros.

Pour mon avis, j'ai adoré, c'était super drôle. La comédienne principale est super, mais l'autre fille, qui a la même voix que Marie-Anne Chazel (j'espère pas dans la vraie vie) est insupportable. C'est fait exprès mais c'est quand même insupportable. Comme je l'ai déjà dit les décors sont super jolis. Ils ont eu une idée géniale au début: faire un générique comme dans une série, en plongeant la salle dans le noir et en éclairant des panneaux à la lumière noire.



Pas besoin de connaître toutes les séries par coeur, c'est juste des références plus ou moins discrètes. Au début un mec nous liste les séries dont ils vont parler et nous demande combien on en connaît dans la liste, j'en avais 6, et Amélie, hem hem, aucune. Et ben on a toutes les deux autant aimé. D'ailleurs certaines, comme Battlestar Galactica, n'avaient absolument aucun fan dans le public.

Voilà, vous avez compris, j'ai adoré, et j'y retourne dès qu'une pièce marrante se présente !
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:54
Yo toi!
Tu aimes le street art ? Surtout celui de Londres, mais aussi de Paris?
Alors va faire un tour là.

Même que c'est le blog de mon chéri.

Il va voir des tas d'expos, et puis il prend des photos dans la rue. Sur son site tu peux voir des compte-rendus, le calendrier des expos et des tas de belles photos. Enfin pour l'instant c'est tout neuf, mais ça se remplit vite.



Bon, j'y connais rien, alors niveau marketing faudra repasser... Va zieuter!
Ca s'appelle http://400millilitres.com, attention, y'a pas de wawawa.

Même que c'est moi qui traduit, héhé.
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 17:40
Woops en effet, je vous dis que j'ai un article en préparation, et en fait je n'en ai pas tapé une ligne...

Ma très bonne excuse est que j'ai eu une crise de motivation pour ma thèse, et donc j'écris desssus au lieu d'écrire ici...

Considération du jour: aller à Carrouf entre midi et deux c'est bien parce qu'il n'y a personne. Mais c'est pas top d'y aller en tongs alors que le ménage vient d'être fait: ça glisse. Du coup les courses se transforment en épreuve de ski de fond. En même temps c'est bon pour les mollets, vive le sport urbain.

Bon bref, je voulais vous parler de Spamalot.
Vous avez sûrement tous vu Sacré Graal des Monty Python, et ben c'est l'adaptation en comédie musicale. Aïe aïe pensez-vous, une comédie musicale.

Mais on est loin de Kamel Ouali. Déjà ce musical (ça sonne mieux miouzikaul que comédie musicale) vient de Broadway, et surtout a le gros avantage d'être en fait une parodie de comédie musicale.

Je suis allée le voir à NYC en juin dernier, et comme le spectacle semblait faire des références spéciales NYC je suis retournée le voir à London, en pensant que l'acte II serait différent de celui que j'ai vu. (raté)


Le théâtre est tout simplement magnifique. Appelé en toute modestie "the Palace", il se situe pas loin de Leicester Square et de China Town. Comme toujours on peut réserver en ligne mais je préfère aller acheter mes places au théâtre, pour voir le plan de la salle, histoire de réaliser que si je prends une place à gauche dans l'upper circle je verrai un poteau, et pas la scène.

Attention, très important: si vous avez la place D1 vous monterez sur scène. Ca peut être terrifant ou sympathique, c'est selon votre timidité, et vous repartirez avec une photo de vous avec le cast. Ca doit être dur pour les oreilles aussi, parce que mine de rien ils envoient, alors juste dans votre tympan... Enfin bref, vous êtes prévenus.

Petit apparté: pourquoi « Spamalot » ?
Et bien, la pièce est remplie de clins d'oeil aux anglais et américains, ce qui nous laisse parfois perplexes pendant que tout le monde se bidonne.
Le
Spam est une marque de viande en boîte très peu ragoutante qui, je ne sais pour quelle raison, est une sorte d'emblème anglo-saxon. (attention à la musique digne de l'ami ricorée si vous cliquez sur le lien)

Moi et les français, Broadway

Pour le synopsis je vais honteusement me plagier moi-même, j'avais écrit un avis sur Ciao. Si vous comptez aller voir Spamalot et souhaitez conserver la surprise arrêtez de lire maintenant (à plus!):
(on ne peut bien évidemment pas prendre de photos, elles viennent donc du
site)

Le décor représente un chateau un peu cartoon, on est déjà dans l'ambiance.
La musique, jouée par un véritable orchestre, là bas dans la fosse, débute. Même le chef d'orchestre s'y mets en tuant un trompettiste à coup de revolver. Un historien moustachu et grisonnant entre sur le côté de la scène et nous plante la base de l'histoire. L'Angleterre est divisée: à gauche les Anglo-Saxons, à droite les Français, en haut rien. Ah si quelques Ecossais. Et partout la peste. Heureusement un grand roi va arranger tout ça.

« This country was...England! »

Sir ??, Sir Lancelot, Sir Galahad, Sir Bedevere, King Arthur, Patsy, Broadway cast


Soudain un pan du décor s'ouvre, et on est à Broadway (enfin dans le West End plutôt)! Un groupe de personnes déguisées se met à chanter à l'unisson. Ils chantent « Finland, Finland », en se tapant à coup de truites... Waouh...
Ayant réctifié qu'on est en Angleterre et non en Finlande, on rencontre le roi Arthur.

Les costumes comme les décors sont superbes. Tout d'or vêtu Arthur, barbu et rondouillard, brille de mille feux (à London c'est Allan Dale qui le joue, comédien notamment dans 24h ou Ugly Betty). Il est accompagné de son serviteur Patsy. Comme dans le film, Arthur court tandis que Patsy frappe des demies noix de coco l'une contre l'autre ce qui donne le bruit d'un cheval au trot.

La scène est traversée par les mêmes moines que dans le film, se qui se tapent la tête en rythme avec leur Bible. Puis arrive le « ramasseur de morts » pendant la peste qui crie « Bring up your dead ». Un homme amène un « mort » qui dit « je ne suis pas mort!!! » et chante, avant de se faire assommer à coup de pelle par celui qui est en fait Lancelot.


Sir Galahad, Broadway cast


Les chansons, d'ailleurs sont issues pour la plupart de Sacré Graal et de La vie de Brian.

Après un certain temps, Arthur a réuni ses chevaliers. Sir Lancelot le brave, Sir Galahad le canon, Sir Robin celui qui est toujours suivi par un ménestrel, Sir « not appearing in this show » le bien-nommé.


Bref, je ne vais pas vous détailler le show. Mieux vaut avoir vu le film ou parler bien l'anglais, ou mieux: les deux, afin de comprendre. A mon avis on ne verra jamais Spamalot à Paris: bien trop intraduisible.
L'histoire est la même que celle du film juqu'au moment où les chevaliers qui font « Ni » donnent à Arthur la tache de se produire à Broadway (ou dans le West End, selon la ville). « Mais comment allons-nous faire? C'est 2000 ans dans le futur dans un pays qui n'a même pas été encore découvert!! »
Lancelot aussi est un peu different, étant donné qu'il danse en string sur une sorte de YMCA et finit par se marier avec le prince Herbert. « Tu sais Herbert, dans 2000 ans ceci portera toujours à controverse... »


Les français...

Les meilleures scènes du film sont là: le lapin, le devin à cornes « who are you, you who are flying in the air without any visible device? », les chevaliers qui font Ni...
On rencontre aussi la dame du lac et des tas d'autres personnages trop drôles.

Les dialogues et chansons à l'accent anglais roulant irrésistible sont tordants. Tout est dans l'autodérision. « -have a drink and a pee, we'll be back for act threeeeeeeee.... -two sir! -twoooooooooooooo! »

J'oubliais la scène des Français... Ceux-ci sont incroyablement pervers. Beaucoup beaucoup (mais alors beaucoup) plus à Londres qu'à NYC. Question de pudeur? J'ai été limite choquée par leurs mimes à Londres.
Mais on a bien ri quand même, surtout quand les Français lancent une vache sur Arthur et l'insulte copieusement. « In your direction we all fart ». C'est marrant aussi les quelques dialogues en Français qu'on comprend pas du premier coup parce que les acteurs les ont appris en phonétique.

Les chevaliers qui font "Ni"

Du reste, on n'est pas les seuls à s'en prendre plein la g..., Broadway étant à l'origine un quartier juif (on croise d'ailleurs toujours un rabbin tous les 3 mètres), une chanson s'appelle « you won't succeed in Broadway if you don't have any Jews » et raconte donc que même avec des chevaliers canons, des pianos, des effets spéciaux... une troupe de goys n'aura aucun succès à Broadway.
Le père et ses 2 fils portant la kipa assis devant nous étaient morts de rire. A Londres je pensais que ça aurait changé, mais non, ils ont utilisé le cliché selon lequel les producteurs seraient en majeure partir juifs et ont juste changé "You won't succeed in Broadway" par "You won't succeed in business".

Bravo quand même à la troupe qui danse, chante, joue, fait des claquettes, des acrobaties, change 10 fois de voix, de costume, de rôle, tout un boulot. Les décors changent très souvent et sont très très travaillés, ce que même les acteurs mettent en valeur en plaçant dans le texte "we're lost in a dark and very expensive forest"
J'ai ri du début à la fin, et les 2h sont passées beaucoup trop vite, même debout (c'était moins cher à NYC, à London j'étais assise).

Le prince Herbert, Broadway cast

Autre clin d'oeil: c'est John Cleese, Monty Python original qui fait la voix de Dieu, représenté par des immenses pieds au fond du décor, ou une main gigantesque qui pointe vers le Graal.

Voilà, tout ça était très fouilli, mais je ne voulais pas vous raconter toute l'histoire.
Ce show se joue depuis 2005 et a été élu le meilleur, à Broadway et à Londres. Ne me demandez pas par qui, je ne sais pas qui donne les awards pour les musicals.
On peut acheter des produits dérivés à la sortie (même les noix de coco!). Il y a un CD si ça vous intéresse, mais malheureusement pas encore de DVD. Pour un aperçu des chansons et quelques vidéos, allez voir le
site!
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 14:56

Je suis en France pour environ 3 semaines, mais j’ai encore mon dernier weekend à vous raconter.

Aujourd’hui au programme : street art. (mais restez ici voyons!!)

Le street art et nous (enfin le street art et mon chéri devrais-je dire), ça a surtout commencé lors de notre visite de Brick Lane, y'a environ 4 mois. En trame de fond s'est ajoutée la découverte de dizaines de Space Invaders à travers la ville.

Et puis avant d’aller à Oxford l'autre jour on est passés à la vitesse supérieure en allant voir une expo au sous-sol de Selfridges (grand magasin genre galeries). Tout ce qui était exposé allait partir en vente aux enchères deux jours plus tard, et pour les Banksy les plus connus le prix de départ pouvait tourner autour de 60 000£ soit dans les 85 000€.

Banksy il fait des œuvres au pochoir, comme ça :

Banksy

 
On en trouve des tas sur les murs de la ville. Dans le même genre un français,
Blek Le Rat est aussi bien connu ici. Pour les œuvres exposées ce jour-là, c’est ici.

Blek le Rat, bar Cargo, Rivingston Street

 
Le weekend dernier suite de notre quête de l’art de rue. Le samedi direction Old Street et Rivington Street, et notamment le Cargo, bar pourvu d’une terrasse décorée de graphs, dont des Banksy sous verre. Il y a des graphs partout dans la rue, et pas des plus discrets.

Ein, Rivingston Street

 Le mec des Space Invaders s’est aussi déchaîné, on en a aperçu 4 aux alentours de Old Street.

 
Le dimanche, direction Waterloo, plus précisemment
Leake Street, qui en fait n’est pas une street mais un tunnel qui passe sous les voies. Bon, j'ai eu un coup de chaleur (oui oui, en Angleterre), et j'ai lâchement abandonné mon chéri devant tous ces graphs. Un tunnel complet entièrement repeint, et un space invader. Je ne vais pas vous décrire tout, donc je vous montre plutôt quelques photos, et si le sujet vous intéresse (je pense à Frenchiesinlondon), allez voir , et pour l'actu du street art à London avec cartes pour localiser, ici.

Old Street (notez les poubelles)


Leake Street

Banksy, Leake Street

 

Vue de Leake Street

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Et puis, une fois n'est pas coutume pour la larve que je suis, je prépare un autre article pour bientôt. Peut-être par flemme de me mettre à bosser sur ma thèse... Si ça vous intéresse de savoir de quoi parle le texte que je traduis, en voici le titre: "psychological and social sequelae of cannabis and other illicit drug use by young people: a systematic review of longitudinal, general population studies"...